La mobilité douce est au cœur de nombreux projets visant à limiter l’usage de la voiture en décuplant les zones cyclables. Depuis le 13 février 2012, le concept de rue cyclable a d'ailleurs été intégré officiellement dans le code de la route afin de favoriser ce développement de la mobilité douce. La ville de Mons avait déjà agi en ce sens en décrétant que la rue du Chemin de Fer à Cuesmes serait désormais une rue cyclable. Les avenues du Pont-Rouge et des Guérites sont désormais également considérées comme telle.

La règlementation en lien avec ces rues cyclables est la suivante : le cycliste peut utiliser toute la largeur de la voie publique lorsqu’elle n’est ouverte qu’à un sens de circulation. Lorsque la voirie est à double sens, la bande de circulation du cycliste peut être emprunter dans toute sa largeur par ce dernier. Toutes les rues cyclables sont accessibles aux véhicules à moteur. Ils ne peuvent cependant pas dépasser les cyclistes et la vitesse ne peut jamais y être supérieure à 30 km/h.

L’intérêt de ces rues cyclables est multiple. Elles permettent notamment d’assurer une continuité du réseau cyclable sans qu’il soit nécessaire de réaliser de nouvelles infrastructures. De plus, permettre aux cyclistes de circuler au centre de la voirie limite le risque d’accident avec les voitures stationnées le long de la chaussée.

Les bénéfices d’une rue cyclable ne se limitent d’ailleurs pas uniquement aux cyclistes. La diminution de la vitesse aura également pour conséquence d’apaiser l’ensemble de la rue et entrainera davantage de sécurité pour les piétons et une diminution des nuisances sonores. Une rue cyclable peut donc impacter positivement tout un quartier.