Des maitres-chiens et une unité spécialisée renforcent la présence sur le terrain.

À partir de ce mois d'octobre, vous verrez sans doute des policiers dans un style différent sillonner le territoire de la zone de police Mons-Quévy. Deux nouvelles brigades viennent en effet gonfler les effectifs et renforcer la présence sur le terrain, avec d'une part une brigade canine et d'autre part un groupe d’appui spécialisé proactif, le GASP pour les intimes.

La sécurité, c'est l'un des clous sur lesquels Nicolas Martin avait annoncé vouloir taper en enfilant l'écharpe mayorale. Et il tape. Dès ses prises de fonctions, le nouveau bourgmestre a fait mettre en place les brigades PUMA pour sécuriser le quartier de la gare. Depuis, il poursuit l'effort.

"Nous avons pu recruter 20 policiers supplémentaires et débloquer de nouveaux moyens pour permettre à notre chef de corps de mieux gérer ses troupes", explique Nicolas Martin. "Notre volonté est de renforcer la présence policière sur le terrain pour pouvoir rassurer la population. Il faut évidemment que ça suive au niveau judiciaire, mais nous pouvons compter sur une bonne collaboration avec le Parquet de Mons pour optimaliser le suivi des dossiers."

La brigade canine est composée d'un inspecteur principal et de six inspecteurs. "Ce ne sont pas des chiens renifleurs destinés à trouver de la drogue ou un cadavre par exemple. L'objectif de la brigade est de patrouiller sur le terrain et de renforcer le service de proximité auprès des citoyens et des commerçants notamment", précise Jean-Hubert Nicolay. "La brigade s'occupera également de tout le volet bien-être animal qui nous tient à cœur au sein de la zone Mons-Quévy."

De son côté, le GASP compte deux inspecteurs principaux et 7 inspecteurs. Jean-Hubert Nicolay espère monter les effectifs à 15 si le gouvernement fédéral apporte des renforts. "Ces policiers ont reçu une formation très poussée tant sur le plan tactique qu'opérationnel", poursuit le chef de corps. "Le GASP a trois types de missions. Tout d'abord, une mission proactive qui l'amène à être présent sur le terrain sans devoir attendre qu'un crime soit commis. Dans une logique de transversalité, le GASP a également une mission d'appui pour apporter ses compétences spécifiques quand c'est nécessaire tant aux services de la Ville qu'à nos services internes. Enfin, avec sa rapidité d'intervention et son matériel adapté, le GASP peut mener toute une série de missions spécialisées comme les forts chabrols."

Après avoir présenté sa brigade vélo il y a quelques mois à Jemappes, ce n'est pas un hasard si le bourgmestre et le chef de corps ont dévoilé ces deux nouveaux renforts à Havré. L'objectif est de montrer que la police est bien présente sur le terrain, partout. Tant la brigade canine que le GASP sont d'ailleurs destinés à renforcer le service de proximité. "Il faut saluer le travail que nos policiers font au quotidien. Ce n'est pas toujours un métier facile et leur image auprès de la population a pu souffrir ces derniers temps de la situation que nous traversons. Mais le service de proximité contribuera aussi à renforcer les liens avec les citoyens", conclut le bourgmestre.