Mons Selon le collectif, aucune mesure n’est annoncée pour assurer sérieusement la sécurité des cyclistes

La dernière missive envoyée par le collectif de mordus des deux-roues a trouvé écho auprès des autorités communales. Le bourgmestre Elio Di Rupo (PS) a répondu au courrier envoyé la semaine dernière. Cette missive sommait le bourgmestre de garantir la sécurité publique des cyclistes et de mettre en branle un chantier d’aménagement cyclable digne de ce nom. La lettre s’intitulait "les cyclistes sont en danger de mort sur certaines routes de Mons".

Le collectif a notamment fait référence à la fermeture du Plaza Art, à sa rénovation à hauteur de 4,5 millions d’euros, et l’absolue nécessité, selon eux, d’aménager et de sécuriser les voiries à Mons. Une analogie qui a fait mouche. "Cette analogie ne tient pas la route," affirme le bourgmestre Elio Di Rupo dans son courrier.

"En effet, l’un n’exclut pas l’autre. Le bâtiment du Plaza appartient à la Ville qui veut maintenir un cinéma d’art et d’essai au centre-ville. Sa rénovation accroîtra sa valeur et donc le patrimoine de tous les Montois. Si l’on suivait votre raisonnement, il conviendrait également de fermer les musées, les théâtres, ne pas réaliser la ducasse de Mons. On gagnerait alors beaucoup d’argent qu’il serait possible de réinvestir dans les pistes cyclables ! Il est dommage d’entendre un groupe de pression rejeter des activités pour d’autres personnes."

L’échevin de la Mobilité, Marc Darville (PS) recevra "tout prochainement" le collectif, dans le cadre d’une commission vélo afin de débattre sur la politique de mobilité douce en cours et sur les projets futurs. Le bourgmestre a par ailleurs rappelé que le budget 2018 prévoyait une série d’aménagements.

La mise en place d’un système de vélos location long terme sur le Grand Mons, le traçage de nouvelles pistes cyclables, divers aménagements de sécurisation en voirie, des pistes suggérées pour la création d’un véritable réseau structurant… "De manière générale, tous les travaux de réfection de voirie contribuent à améliorer la sécurité de l’ensemble des usagers, y compris la sécurité des cyclistes. Aujourd’hui, le Grand Mons compte plus de 70 km de pistes cyclables."

Mais le collectif n’a pas mordu à l’hameçon. "Il parle, il énumère, il explique, mais à aucun moment, il n’évoque le constat accablant que chacun peut faire en circulant à vélo : la sécurité des cyclistes est en grave danger à Mons. L a Ville de Mons refuse de reconnaître le problème, elle se met évidemment dans l’impossibilité de le résoudre."

Et de conclure : "Pas étonnant dès lors que ce courrier se termine en queue de poisson : aucune mesure d’envergure n’est annoncée, à court ou à long terme, pour s’attaquer sérieusement au problème numéro un : le danger de mort auquel sont exposés les cyclistes."