425 prisonniers y sont présents alors que sa capacité maximale est de 303 détenus

Le bourgmestre de Mons, Elio Di Rupo (PS) lance, ce mardi, un ultimatum au ministre de la justice, Koens Geens. Si au 1er mai à minuit, le nombre de détenus au sein de la prison de Mons n'a pas diminué, il prendra un arrêté interdisant l'entrée de tout nouveau détenu. Actuellement, 425 prisonniers y sont incarcérés alors que sa capacité maximale est de 303 prisonniers.

Le bourgmestre, Elio Di Rupo a prévenu, ce mardi, le ministre de la Justice de son intention via courrier. "J’ai été stupéfait de voir ce que j’ai vu vendredi dernier à la prison de Mons", précise-t-il. "La plupart des détenus sont placés dans des conditions inhumaines et dégradantes. La prison de Mons, conçue pour 303 prisonniers en accueille actuellement 425 ! La capacité maximale accuse donc un dépassement de plus 40 %, des personnes dorment par terre, d’autres sont superposées dans des cellules extrêmement exiguës, l’humidité et la dégradation des murs intérieurs sont très importantes,… ".

La prison a également subi, au début du mois, une infestation de punaises de lits. "Cela constitue une situation sanitaire grave en interne mais constitue aussi un danger de propagation hors de la prison. Ces conditions exercent une pression insoutenable sur les travailleurs pénitentiaires et les mettent directement en danger. La situation à la prison de Mons est totalement inacceptable et dangereuse," ajoute le bourgmestre.

Une solution transitoire pourrait être tolérée d'ici le 1er mai. "Un dépassement du nombre de détenus ne pouvant être supérieur à 25% de la capacité de la prison pourrait être accepté, soit un maximum de 344 hommes et de 35 femmes", a-t-il indiqué.