Exclusif : Le bourgmestre convoque, le 4 juillet, les élus et la zone de police de Mons-Quévy

Régulièrement sollicité pour des questions de sécurité dans la cité du Doudou, le bourgmestre Elio Rupo (PS), également président de la zone de police de Mons-Quévy a décidé de prendre le contre-pied. Il convoquera les élus locaux, le chef de corps de la zone de police de Mons-Quévy, ainsi que ses commissaires, les responsables des services travaux, environnement et prévention lors d’une assemblée publique dédiée exclusivement à la sécurité sur le territoire montois.

Ce conseil communal dédié à 100 % à la sécurité publique est prévu le 4 juillet à 18 heures à l’hôtel de ville de Mons.

Selon les autorités communales, il ne faut pas y voir malice avec les derniers incidents des conseils communaux où le chef de file MR (ainsi que d’autres groupes de l’opposition) a réclamé à cor et à cri des débats sur la sécurité à Mons.

"Cela fait plusieurs semaines que j’y pense", confie Elio Di Rupo (PS), le bourgmestre de Mons. "Il me semble que c’est le bon moment pour que chacun puisse débattre sur ces questions prioritaires. Il faut respecter les règles et favoriser l’expression libre d’un débat."

Le bourgmestre précise néanmoins que "la sécurité dans le sens policier du terme ne relève pas du conseil communal, mais relève tantôt du bourgmestre, tantôt du chef de corps de la zone de police de Mons-Quévy. Mais la sécurité dans son sens large est un sujet qui mérite d’être discuté avec les différents élus. Un débat doit pouvoir être tenu, même si la police n’a pas à venir s’expliquer au conseil communal."

L’initiative prise par le bourgmestre montois est de permettre un débat démocratique aussi large que possible. Selon lui, dans la dynamique portée, il y a deux approches qui sont soulevées. "La première est celle du conseiller Bouchez (MR) où rien n’est constructif et rien n’est bon. C’est une attitude que je ne partage pas. Mais il y en a aussi d’autres qui aimeraient comprendre le fonctionnement global de la police à certains endroits et dans certains lieux. Ce qui est tout à fait légitime", conclut-il.

Le rendez-vous est donc pris pour le 4 juillet à l’hôtel de ville, le débat sera public.

Caroline Tichon