Le collectif opposé au projet du Parc des Ursulines goûte fort peu le comité de suivi proposé par l’IDEA.

Les violons sont loin de s’accorder sur le projet de doublets de puits géothermiques dans le parc des Ursulines. Confrontée à l’opposition de nombreux riverains qui redoutent les nuisances que pourraient occasionner le forage de deux puits de 2500 m et l’exploitation d’une centrale géothermique dans une zone densément peuplée et à proximité d’une école, l’IDEA, aux manettes du projet, a lancé un appel à candidature auprès des riverains pour la constitution d’un comité de suivi. L’idée étant d’instaurer un dialogue ouvert et transparent tout au long des étapes de ce projet pour lequel une demande de permis a été introduite.

Mais du côté du collectif du Parc des Ursulines, composé de nombreux riverains, la démarche de l’intercommunale ne passe pas. Il estime en effet que l’IDEA n’a pas été transparente jusqu’ici, informant trop tardivement les riverains sur l’implantation du projet. La démarche est également jugée hypocrite. "Dans son communiqué, l’IDEA présente la mise en place d’un comité de suivi comme étant une initiative d’ouverture de sa part vers la population montoise", indique le collectif. "Mais l’IDEA ne fait qu’anticiper une disposition légale du code de l’environnement. L’IDEA s’attribue ainsi l’initiative d’un comité que la loi lui imposera."

Pour rappel, l’intercommunale souhaite forer deux puits et construire une centrale géothermique au Parc des Ursulines pour alimenter en énergie l’hôpital Ambroise-Paré. Le projet fait pour l’instant l’objet d’une demande de permis sur laquelle la Ville de Mons doit encore se prononcer. Mais il a déjà suscité une levée de boucliers auprès de riverains ou de parents d’élèves de l’école des Ursulines. Une pétition de 650 signatures a ainsi été remise aux autorités locales. Et un collectif du Parc des Ursulines s’est créé pour s’opposer à la réalisation du projet.

"Nous sommes bien évidemment pour le développement de la géothermie, mais pas n’importe où et pas n’importe comment. Ni l’IDEA, ni la Ville de Mons n’offrent la moindre garantie sérieuse aux 4000 riverains", clame le collectif. Et d’ajouter que certains ont déjà pris leurs dispositions pour mettre la Ville et la Région wallonne devant leurs responsabilités en cas d’obtention du permis. Ça sent le recours. Or, pour l’IDEA, le temps est compté, sous peine de voir s’échapper une partie des subsides européens qui financent le projet.