Mons Transparencia peine à obtenir des documents, malgré des rappels à l’ordre.

En théorie, tout le monde prône la transparence. Dans la pratique, c’est un peu plus compliqué…

"À travers notamment l’association Transparencia, des citoyens demandent des documents à la Ville de Mons, sans succès", relève Opaline Meunier, conseillère de Mons en Mieux. "La Ville a même été rappelée à l’ordre par deux fois par la Commission d’accès aux documents administratifs. J’ai donc déposé une interpellation à la majorité qui vient seulement de réagir. Sans doute pour éviter de se retrouver dans une position indélicate devant les caméras du prochain conseil communal."

Transparencia attend toujours le cadastre des organismes locaux relevant de la Ville et du CPAS. Mais elle vient d’obtenir une partie des documents qu’elle demandait sur l’asbl Mons divertissement. La composition du conseil d’administration de cette structure reste par contre toujours inconnue pour le moment.

"Cette asbl n’a plus publié d’actes au Moniteur belge depuis dix ans", relève Ariane Thiebaut de Transparencia. "Quand je demande les actes de nomination et de démission à la Ville, elle me répond qu’elle n’est pas compétente. Alors que tout, dans la gestion de cette asbl, renvoie à la Ville de Mons."

L’asbl Mons divertissement avait été créée pour mettre sur pied des événements culturels populaires, la programmation du Manège étant jugée trop élitiste. D’aucuns se demanderont pourquoi il était nécessaire de créer une nouvelle structure pour programmer des spectacles que l’équipe du Manège n’était visiblement pas capable de programmer. Surtout, depuis que le promoteur privé Salvatore Anzalone a repris la programmation du Théâtre royal, ce dernier a renoué avec le grand public. L’asbl Mons Divertissement est-elle encore nécessaire ?

"Bien sûr, car les prix des grands spectacles du Théâtre royal sont déterminés par les tourneurs. L’asbl offre à côté de ça des spectacles populaires qui sont plus accessibles et tournés vers l’intergénérationnel", répond Nicolas Martin.

En faisant également la part belle aux articles 27 et en promouvant les artistes locaux, l’asbl Mons divertissement viserait donc des objectifs de cohésion sociale auxquels le promoteur Anzalone n’est pas tenu de répondre. Sa présidente Françoise Debreucq nous assure en outre qu’elle vient de recevoir la demande de Transparencia sur la composition du conseil d’administration et qu’elle y répondra prochainement.

G.La