Mons Cyber-help est un projet pilote mené à Mons qui pourrait faire des émules dans toute la Wallonie.

> Cette initiative a été sélectionnée dans le cadre de notre dossier "J'aime ma commune"

Railleries et moqueries ont malheureusement toujours ponctué la vie scolaire. Mais avec le développement des TIC, le problème a pris une nouvelle dimension. Le cyberharcèlement sévit hélas un peu partout, et la Cité du Doudou ne fait pas exception. C’est pourquoi la Ville de Mons a mis au point une application inédite en partenariat avec l’UMons : cyber-help.

Le projet a été lancé en 2016 par Nicolas Martin, alors qu’il était député wallon et 1er échevin de la Ville de Mons. Une enquête a été menée dans les écoles montoises. Les résultats dévoilaient qu’en deuxième secondaire, un élève sur trois avait déjà été victime de messages moqueurs sur Internet. Et 18,5 % des étudiants ont été les auteurs de telles moqueries.

Le projet s’est poursuivi en questionnant les étudiants sur le sujet. L’objectif était de pouvoir dégager des solutions concertées plutôt que de passer par le traditionnel mode “up to bottom” à travers lequel les autorités imposent d’en haut des solutions toutes faites vers la base. Des discussions menées avec les étudiants, il est donc apparu qu’il fallait un moyen simple, rapide, efficace et anonyme pour alerter sur les cas de cyber-harcèlement. Il fallait en outre que les problèmes puissent se régler par la discussion, entre les principaux acteurs concernés et sous l’encadrement de personnes compétentes.

C’est ainsi que l’application cyber-help a vu le jour. Concrètement, les élèves sont invités à installer l’application sur leur smartphone. Ensuite, celui qui est victime de messages insultants ou qui en voit circuler n’a qu’à cliquer sur une icône. L’application va alors effectuer une capture du contenu à l’écran et va générer un mail qui sera transmis aux membres de l’équipe éducative.

Le projet ne s’arrête pas là. Les cas de harcèlement vont ensuite passer par un dispositif imaginé par l’UMons. Ce dispositif comporte la mise en place d’un espace de parole régulé qui permet aux élèves de faire part de leurs émotions librement. En complément, un conseil de discipline intervient, avec comme spécificité que le présumé harceleur peut se faire représenter par une tierce personne de son choix au sein de l’école. L’innovation se situe aussi dans la sanction qui se veut probatoire si les preuves ne sont pas suffisantes.

L’identité visuelle et le développement de l’application ont été financés par le Fédération Wallonie-Bruxelles. Actuellement, trois écoles montoises utilisent l’application dans une phase de test.

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