Mons Un témoignage émouvant de la maman de la victime.

La cour d’assises du Hainaut a poursuivi, mercredi, l’audition des témoins factuels et de moralité, dans le cadre du procès du double assassinat d’Hensies.

La cour a entendu la compagne de David Dubois, l’une des deux victimes. Hospitalisée le jour des faits, soit le 22 mai 2014, elle a raconté qu’elle avait découvert, le lendemain, qu’un vol avait été perpétré chez elle. Un lézard lui avait notamment été dérobé et a été ensuite retrouvé chez Benjamin Wisnieuski lors d’une perquisition. Elle a raconté son inquiétude quand elle n’a plus eu de nouvelles de David et son angoisse quand le corps de Fanny Colmant a été repêché dans le canal le 23 mai.

Un ami des victimes a ensuite raconté que Cindy Mahieu l’avait appelé le 22 mai pour savoir s’il avait commandité le vol perpétré chez elle en mars. "Elle insistait. J’ai essayé de joindre Fanny, en vain, puis David qui était stressé."

La mère et la fille de Fanny Colmant ont ensuite été entendues par la cour. La maman de la victime a confirmé que sa fille lui avait volé sa télévision en février 2014, une télé qu’elle souhaitait récupérer. "Je voudrais revoir Fanny, mon unique enfant. Depuis qu’elle est partie, ma santé se détériore", dit-elle. Un mal-être partagé par sa petite-fille : "On n’était pas toujours d’accord mais c’était ma maman, j’espère qu’elle sera vengée."

Et puis a éclaté le premier coup de théâtre, avec l’audition de celle qui était la compagne de Benjamin Wisnieuski, le quatrième accusé, en mai 2014. Elle serait celle qui aurait le plus menti durant l’enquête. La jeune femme a déclaré que son compagnon avait déposé le lézard chez elle vers 22 h, le 22 mai, et qu’il était reparti chez Cindy Mahieu avec une bouteille d’alcool. Elle n’a pas cherché à savoir ce que son compagnon avait fait durant la nuit, mais elle a constaté que son comportement avait changé dans les jours suivants. Elle a avoué avoir menti dans ses déclarations à la police avant le jour de l’arrestation de son compagnon, en décembre 2014.

Enfin, un second événement s’est produit en toute fin d’audience, quand un juré suppléant a posé une question sur le transport des victimes vers le canal. Une partie de la défense a estimé que celle-ci manquait d’impartialité. Ce juré a été dispensé pour la suite du procès.

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