Mons Le combat dit lumeçon reste le moment phare des festivités.

Comme chaque année en ce dimanche de Trinité, des milliers de Montois et chambourlettes s'étaient rassemblées sur la Grand-Place de Mons. Car si les festivités ont débuté quelques jours plus tôt, soit mercredi, c’est bel et bien ce dimanche que la ferveur populaire était la plus forte !

Sous un ciel bleu et un soleil généreux, le public a une nouvelle fois donné de la voix pour encourager Saint-Georges, déterminé à affronter et à sortir triomphant de son combat face au dragon. Il est vrai que l’enjeux était de taille : le destin de la Cité en dépendait !


Après une difficile et mouvementée descente de la rue des Clercs, ce sont des milliers de personnes qui se sont ruées à la corde. Avec l’entrée dans l’arène du principal héros, de son chin-chin protecteur – qui vit cette année son dernier combat – les hommes blancs, les hommes de feuilles, les diables et les chin-chins, l’excitation montait encore d’un cran.

À chaque coup de queue, les spectateurs ont désespérément tenté d'arracher un maximum de crin de la queue du dragon, qui n'aura pas démérité : Saint-Georges aura en effet dû redoubler d'efforts pour en arriver à bout : après avoir brisé sa lance sur la queue du dragon, tenté vainement avec son sabre de ramener la bête dans le droit chemin, il a finalement dû abandonner la lance au profit du pistolet.

Après une première vaine tentative puisque son pistolet s'est enrayé, Saint-Georges est parvenu à blesser "la biète" avant un ultime coup de feu. Il aura fallu une demi-heure d'affrontement intense pour que le dragon s'effondre, que le carillon sonne et que la Cité soit pérennisée : non, ce n'est pas encore cette année que les Montois périront !