Mons

Laurent Piérart a vécu ce dimanche son 19e et dernier combat.

Le Doudou ne serait rien sans son public. Mais il ne serait rien non plus sans les acteurs qui, au fil des années, s’impliquent afin de faire perdurer un folklore bien particulier. Cette édition 2019 marquera cependant un tournant important pour Laurent Piérart. Vêtu de sa vareuse de tartan à dominante bleue et d’une chemine jaune, il était le chin-chin protecteur de Saint-Georges et donc celui qui l'arme de ses lances.

Ce dimanche, il assurait son 19e et dernier combat au même titre qu’Eddy Delhaye, homme blanc. « L’émotion était très forte mais j’ai tenté de prendre ça comme un combat habituel, c’est-à-dire en prenant du plaisir », expliquait-il quelques minutes après la victoire du héros sur le dragon. « Il faisait bon, c’était un combat absolument mémorable malgré quelques inévitables petites erreurs. »

Ami dans l’arène mais surtout dans la vie, Laurent Piérart laissera Saint-Georges entre de nouvelles mains. « Nous sommes vraiment proches dans la vie, nos enfants ont le même âge et je suis le parrain de sa fille. C’est une histoire d’amitié avant tout, et cela, ce n’est pas terminé ! Je ne doute pas qu’il y aura encore beaucoup de belles choses à venir. »

Une importante page se tourne mais pas question pour le Montois d’être amer. « Je suis frappé par la limite d’âge mais c’est une bonne chose, il faut laisser la place à la jeunesse. De mon côté, je présume que la prochaine édition sera un peu plus difficile pour moi. Je vivrai la ducasse différemment mais je serai toujours dans les parages. »

La transition devrait notamment être assurée en douceur avec son successeur, Benoit Lechien, avec qui il formait un binôme en tant que chin-chin. « C’est émouvant car je suis heureux d’endosser ce nouveau rôle mais aussi très triste de voir un ami quitter l’arène », explique ce dernier. « La ducasse ne sera plus jamais la même, même si je ne doute pas qu’il restera dans le coin et qu’il me recadrera au besoin ! (rires) ».

© EB