C’est une mauvaise nouvelle pour certains parents et enfants. À partir du mois de septembre, ils seront plusieurs à devoir trouver une autre solution pour se rendre à l’école et en revenir, et pour cause : dans le cadre d’une rationalisation des circuits de bus scolaires, certains enfants en seront privés et seront dès lors contraints de se tourner vers une ligne de transport régulier. À Dour, une ligne publique vient d’être adaptée et dessert de ce fait davantage de rues.

Les parents en ont été prévenus via un courrier officiel. "Au vu des améliorations régulières apportées aux horaires des lignes publiques, une révision des circuits de la direction Hainaut de l’Opérateur de Transport de Wallonie (OTW) a été organisée. Il ressort qu’une ligne publique adaptée permet à votre enfant de rejoindre son école. Ainsi, alors qu’il utilisait jusqu’à présent le circuit 7340, il aura dorénavant à disposition la ligne 2 pour se rendre à l’école."

Pour les parents, c’est donc toute une organisation qui devra être revue à partir du 1er septembre, avec les craintes que cela peut susciter. Certains enfants sont en effet très jeunes, et il est tout simplement impensable pour les parents de les laisser aller seul à l’école, que ce soit à pied ou en bus via une ligne classique, naturellement plus fréquentée qu’un autobus dédié à un circuit scolaire restreint.

Du côté de l’OTW, on comprend évidemment l’embarras de certains parents. "Le transport en Wallonie est réglementé par le gouvernement et nous nous devons de remplir en veillant à l’équité entre les enfants", explique Audrey Lepape, porte-parole des TEC. "La première des règles, c’est donc de diriger les usagers vers les lignes régulières et de ne proposer un transport scolaire qu’en l’absence d’horaires et d’itinéraires adaptés."

L’âge n’est pas un critère légal. "La ligne 2, qui est l’une des plus fortes dans la Région de Mons-Borinage, a été renforcée, ce qui permet à davantage d’enfants de l’emprunter. Bien sûr, nous ne demandons pas aux parents de laisser un enfant de trois ou quatre ans prendre le bus seul, traverser des routes ou aller à l’école seul, à pied. Nous leur laissons jusqu’au mois de septembre pour trouver des alternatives, car les changements n’interviennent jamais en cours d’année."

Pour ces parents, il faudra donc s’adapter.