La gadour, c’est définitivement de l’histoire ancienne. Hier, c’est sous un soleil de plomb que se sont ouvertes les grilles du Dour Festival, pour le plus grand bonheur de milliers de Dourois d’adoption. Au diable les bottes, les pantalons et les imperméables ! C’est bien simple : il ne manquait que du sable et un peu d’eau de mer pour s’imaginer sur la plage. À croire qu’il était écrit que cette 25e édition devait être exceptionnelle.

Plus de 30 degrés au thermomètre, cela faisait belle lurette que le festival n’avait plus connu cela. Six ans, selon certaines mémoires. Et pourtant, certaines, à commencer par les hôtesses Coca-Cola, ne se firent pas prier pour faire monter un peu plus la température. Prisés l’année dernière car ayant des vertus de parapluie naturel, les arbres le sont tout autant en cet été 2013 pour l’ombre rafraîchissante qu’ils proposent en exclusivité.

À chaque climat ses avantages et inconvénients. Si les insolations furent rayées du carnet de bord de la Croix-Rouge ces dernières années, les secouristes eurent déjà du travail ce jeudi. Et le chef du point de secours de nous conter les recommandations d’usage : "Tout ce que nous pouvons conseiller aux festivaliers a trait à l’hydratation maximale et à la protection vis-à-vis de la chaleur. Il faut non seulement être attentif aux méfaits du soleil direct mais également à ceux des chapiteaux, qui constituent de véritables fournaises."

Même si l’alcool coule à flots, l’eau (potable) est plus que jamais à la mode. Distribuée dans les coins toilettes "mais aussi dans les chapiteaux, pour les personnes un peu coincées devant la scène", elle fera figure d’or blanc à l’occasion de ce 25e anniversaire.

Sur le coup de 17h, nombreux étaient les festivaliers à être passés par la case Croix-Rouge. Rien de grave à signaler pour autant : "Les premiers coups de soleil n’ont pas tardé. Certains, intelligemment, sont venus de façon préventive. De la crème solaire, à mettre sur place, est disponible. Nous attendons-nous à avoir plus de travail que les autres années ? Chaque édition est différente. Les insolations remplaceront cette année les infections au pied dues à la boue."

Bref, si les festivaliers nous lisent, qu’ils n’oublient pas de s’hydrater et de programmer des plages de repos ombragées. Mais, surtout, qu’ils s’amusent ! À bon entendeur…