Mons

Ils étaient 1700 du réseau primaire et secondaire à descendre dans la rue ce vendredi.

Il n’y a pas qu’à Mons que les jeunes ont donné de la voix, ce vendredi. À Dour, 1700 élèves issus de huit établissements primaires et secondaires de l’entité ont manifesté dans les rues afin de réclamer de réelles mesures en faveur du climat. À l’issue d’un parcours d’environ quatre kilomètres, ils ont été reçus par les autorités locales et le ministre de l’environnement, Carlo Di Antonio (cdH).

« Nous sommes fiers d’avoir accueilli cette manifestation à Dour. À chaque fois que des jeunes réclament des mesures en descendant dans les rues, ils contribuent à faire avancer les choses », a-t-il d’emblée souligné. « Il y a quatre ans, j’ai mené un combat pour faire interdire les sacs plastiques à usage unique. Les négociations se sont étalées sur trois ans. Aujourd’hui, s’il fallait refaire le débat, je suis certain que les choses iraient bien plus vite. »


Particulièrement sensibilisés au sort de la planète et conscients que leur avenir se joue maintenant, les jeunes ont donc proposé aux élus une série de mesures qu’ils estiment réalisables et nécessaires. Certaines concernent directement les établissements scolaires. Citons la distribution de gourde et de boites à tartine, l'installation de poubelles sélectives dans chaque établissement ou encore l’installation de panneaux photovoltaïques sur le toit de l’Institut la Sainte-Union.

D’autres sont plus généralistes et nécessitent une réelle volonté politique : généraliser les conteneurs à puce, diminuer les emballages alimentaires, augmenter le nombre de poubelles publiques, augmenter l’offre de transport en commun,… Notons également que les jeunes n’ont pas manqué d’interpeller le ministre, fondateur du Dour Festival, sur la nécessité de rendre le festival plus vert. Il a été proposé de supprimer les gobelets en plastique au profit de gobelets réutilisables (« une fausse bonne idée », selon Carlo Di Antonio).

Bref, les jeunes n’ont pas manqué d’inspiration. Ces idées seront-elles analysées avec sérieux et concrétisées dans un avenir proche ? Affaire à suivre.