Le Festival de Mons commence vendredi avec Triomphe. Le film d'Emmanuel Courcol avec Kad Merad sera projeté en première belge. Et il donnera le coup d'envoi d'une semaine qui s'annonce particulièrement intense pour les amateurs du septième art.

Malgré les reports et les incertitudes qui ont pesé sur cette 36e édition, le FIFM est bien de retour et profite même en quelque sorte de la crise sanitaire. Les conditions étaient en effet réunies pour mijoter une programmation particulièrement riche. "Nous avons eu un plus grand choix de films, notamment parce que plusieurs festivals ont été annulés. Nous avons aussi eu du temps supplémentaire pour débattre au sein du comité de sélection", explique Maxime Dieu, administrateur délégué du FIFM. "On est parfois pressé par le temps. Ici, nous avons eu toute la latitude pour préparer une cuvée d'excellente qualité, en condensant tous les films qui nous semblaient les plus intéressants."

68 films seront ainsi projetés durant le festival. On compte exactement 50 longs métrages, dont 30 premières belges, et 18 courts métrages. Pour s'y retrouver, l'administrateur délégué du festival invite à prendre les films de la compétition officielle comme fil rouge. "C'est cette sélection qui donne le rythme de la semaine. Ce sont des films autour desquels tout s'article avec le jury et la remise de prix en clôture du festival", poursuit Maxime Dieu. Devoir de neutralité obligé, on n'en saura pas plus sur les préférences du boss du FIFM. Mais il nous assure que l'on retrouve, comme à chaque fois, des films qui ont une singularité d'auteur tout en pouvant toucher un large public.

En marge de la compétition officielle, il y a aussi de quoi se faire plaisir. "Il y a pas mal de films à découvrir en premières belges, dont deux films anglo-saxons qui marquent le passage derrière la caméra d'acteurs bien connus. Il y a Falling de Viggo Mortensens et Critical Thinking de John Leguizamo. C'est toujours intéressant de voir ce que proposent des acteurs qui passent pour la première fois à la réalisation."

Il y aura aussi des classiques dans leur version restaurée à découvrir sur grand écran (Toto le héros, In the Mood for Love et Carrie) ou encore une jolie sélection de films jeune public. L'occasion notamment de revoir ou de faire découvrir Le voyage de Chihiro dans l'ambiance feutrée d'une salle obscure. Bref, les festivaliers auront l'embarras du choix cette année. Le pass donne déjà droit à 12 séances pour 30 euros, en plus d'autres cadeaux. Une affaire qui sera vite rentabilisée par les cinéphiles…