Pour l'esprit de Noël, dans la Cité du Doudou, il faudra repasser. Entre les Anges de Mons et les autorités communales, on n'est visiblement pas près d'enterrer la hache de guerre sous le sapin. Pour rappel, Mohamed Aftouh, conseiller CPAS et président de l'asbl qui vient en aide aux plus défavorisés, fait l'objet d'une plainte. Violation du secret professionnel et diffamation sont reprochées au conseiller MEM par le CPAS. L'affaire est entre les mains du juge d'instruction.

En attendant, l'heure n'est pas à la détente. En effet, les Anges de Mons souhaitaient organiser une Saint-Nicolas avec distribution de jouets pour les enfants défavorisés ainsi qu'un souper de Noël pour des familles précaires. Mais tout ne s'est pas passé comme prévu.

"L'année passée, nous avions fait du porte-à-porte pour distribuer les jouets et les colis alimentaires à cause du confinement. Cette année, nous avions enfin l'espoir de pouvoir nous réunir dans une salle", explique Mohamed Aftouh. "Nous avions d'abord pensé à la salle Calva de Mons, mais on s'y est pris un peu tard. On a alors pensé à la maison de quartier de l'Allée des Oiseaux. Elle a une capacité de 50 personnes. C'est parfait pour le respect des mesures sanitaires."

Tout semblait bien parti. "J'ai pris contact avec le responsable de la salle. Elle était libre aux deux dates que nous souhaitions, à savoir les 5 et 19 décembre. Il fallait que je rentre rapidement un formulaire. Ce que j'ai fait", poursuit le président des Anges de Mons. "Mais quelques jours plus tard, l'administration communale m'a indiqué que ma demande était refusée. J'ai voulu savoir pourquoi. On m'a dit que c'était sur décision du collège communal, sans autre explication."

Du côté de la Ville de Mons, on nous explique que les maisons de quartier sont gérées par le CPAS et que malheureusement, celle de l'Allée des Oiseaux n'était pas libre aux dates demandées par les Anges de Mons. Une réaction qui laisse pantois le président de l'association. Preuve écrite à l'appui, Mohamed Aftouh nous assure que lors des premiers contacts qu'il avait pris, on lui avait indiqué que la salle était libre.

Pour le conseiller de Mons en Mieux, ce faux bond a tout d'un règlement de compte politique. "On peut me punir moi si on veut, porter plainte, je m'en fous. Je suis majeur et vacciné. Mais empêcher une action qui va profiter à des familles défavorisées pour régler des comptes, je trouve ça fou! Ce n'est pas une question de politique, c'est une action humaine. On va devoir trouver une autre solution. Mais l'échéance approche, et c'est compliqué", conclut Mohamed Aftouh.