Ils ont pu faire entendre leurs arguments contre le projet de méga-usine à frites.

Les jours passent et l'idée d'implanter une méga-usine à frites agite toujours les riverains à Frameries. Si les jours passent, les politiques, eux, défilent. Ainsi, depuis que le comité la Nature sans friture a lancé son combat, un nouveau gouvernement s'est mis en place. Hier, des riverains ont pu rencontrer la nouvelle ministre de l'Environnement, Céline Tellier, pour lui faire entendre leurs arguments.

"Nous avons expliqué à la ministre pourquoi nous étions opposés au projet de Clarebout", témoigne Jean-François Adam du comité. "Nous avons dévoilé nos raisons d'ordre écologique. Mais aussi le fait qu'implanter la plus grande usine à frites du monde à quelques mètres d'habitations n'était pas indiqué. Nous lui avons également fait une présentation de l'entreprise. La ministre Tellier nous a écoutés attentivement, mais elle n'a pris aucune position évidemment, car elle pourrait être amenée à trancher sur un éventuel recours par la suite."

Alors que le combat n'est pas terminé, les riverains veulent sensibiliser les nouveaux responsables qui n'ont pas forcément suivi le dossier depuis le début. "Nous attendons aussi une réponse de Georges-Louis Bouchez qui a déjà pris position contre l'implantation de l'usine à cet endroit-là et qui est désormais président du MR. Nous lui avons demandé d'arranger une rencontre avec Willy Borsus, ministre de l'Aménagement du Territoire", poursuit Jean-François Adam.

Parmi les préoccupations évoquées auprès de la ministre Tellier, il y a également un rapport très attendu de la police de l'Environnement. Si l'usine à frites est toujours à l'état de projet, l'entreprise Clarebout a déjà construit un grand frigo. "Mais l'exploitation de ce frigo a été contestée. Dernièrement, le Conseil d'État a validé la décision de l'ancien ministre Carlo Di Antonio visant à suspendre l'exploitation du frigo. Nous avons dénoncé le fait que l'entreprise continuait à l'exploiter illégalement et la police de l'Environnement est descendue sur place pour faire un rapport. Mais nous ne savons pas où ça en est. Le rapport est très attendu, notamment par le bourgmestre de Frameries qui ne peut pas intervenir sans un signal de la Région wallonne. La ministre Tellier a dit qu'elle allait se renseigner pour voir où en était le rapport."