On le sait, Internet est devenu le terrain de jeu favori des adolescents. Sur Facebook, Instagram ou encore Twitter, ils n’hésitent plus à afficher des éléments de leur vie, parfois personnels, sans mesurer les conséquences. Depuis quelques années, nous assistons également à une recrudescence d’une nouvelle forme de criminalité via le Web. Internet est devenu la proie des prédateurs et arnaqueurs.

"Nous avons connu quelques cas dans la région de Mons-Borinage", précise Infor-Jeunes. "Il y a déjà eu des débordements dans des écoles de la région. Elles ne veulent pas brimer les élèves et sanctionner ne servirait à rien. Elles s’inscrivent dans la prévention." À noter qu’en 2012, près de 20.000 faits de cybercriminalité ont été enregistrés en Belgique. "Avant, ce qu’il se passait au sein de l’établissement restait dans l’école. Maintenant, les écoles sont dépassées car ce qu’il se passe à l’école se propage sur les réseaux sociaux."

C’est pour cette raison que la plateforme dédiée à la jeunesse propose désormais une animation dans les écoles afin de sensibiliser les jeunes à l’utilisation d’internet. "Nous tentons de leur donner des clés afin d’utiliser cet outil à bon escient." Pour les réseaux sociaux, il est possible de protéger les comptes des utilisateurs.

Le problème doit être pris à bras-le-corps en s’inscrivant dans une politique préventive. "L’initiative revient à la directrice de l’école de Besonrieux, Mme Bonazzola", explique Michel Di Mattia (PS), échevin louviérois de l’Enseignement. "Nous avons observé une forte propagation de propos en tout en genre. Nous avons reçu un certain nombre de plaintes assez graves."

L’échevin observe notamment le fait que les jeunes sont exposés à Internet dès leur plus jeune âge. Il pointe également le sentiment d’impunité dont les auteurs font preuve. "La technique change la manière d’interagir. Il faut essayer de combattre le problème à la source parce que ce phénomène menace le vivre ensemble."

Mardi prochain , Belgacom et Child Focus formeront 30 classes des écoles communales louviéroises au surfe sécurisé. Caché derrière un écran, l’anonymat permet, à tort, une plus grande liberté de parole.

Malheureusement, et nous avons déjà pu le constater, certains comportements peuvent conduire à des dérives irrémédiables.