La question est étudiée au MR pour récompenser le score du Montois, victime du pot commun.

Georges-Louis Bouchez a réalisé le deuxième meilleur score de sa liste MR pour le fédéral dans la province du Hainaut, juste derrière Denis Ducarme. Et pourtant, le Montois ne siégera pas à la Chambre des représentants, victime de l'effet dévolutif de la case de tête qui envoie Marie-Christine Marghem et Caroline Taquin à sa place.

Mais Georges-Louis Bouchez pourrait être parlementaire malgré tout. Car en Belgique, à l'heure actuelle, le Parlement est toujours composé de deux Chambres. Si le porte-parole de campagne du MR en a raté une, il pourrait malgré tout atterrir au Sénat. Pour rappel, cette assemblée est constituée de 50 membres issus des entités fédérés, mais aussi de 10 sénateurs cooptés, c'est-à-dire des membres désignés par les partis. Le MR a le droit de désigner un sénateur. Et le choix pourrait bien se porter sur Georges-Louis Bouchez.

Le principal intéressé se refuse pour le moment à court-circuiter les procédures de son parti. Mais il ne cache pas sa volonté d'exercer d'autres fonctions que celles de conseiller communal d'opposition à Mons. "J'ai une légitimité électorale et démocratique. Aujourd'hui, je ne suis pas en train de pleurer au fond de mon lit. Après avoir réalisé le deuxième meilleur score de ma liste, j'essaie plutôt de transformer le soutien que j'ai reçu en une action politique concrète au niveau fédéral", explique Georges-Louis Bouchez.

Aujourd'hui, le Sénat en Belgique, c'est 60 membres, huit séances plénières annuelles et une dotation de 65 millions d'euros par an. C'est surtout une institution qui a été vidé de sa substance au gré des réformes, à tel point que son l'utilité de son existence revient régulièrement dans les débats. Si sa suppression est régulièrement évoquée, d'autres, à l'instar du groupe des 1000, voudraient au contraire le réformer pour en faire une chambre citoyenne.

Alors, le Sénat pour notre libéral montois, petit lot de consolation pépère ou véritable nouveau défi ? "Quand on regarde ses missions, le Sénat doit justement répondre à des problèmes qui se posent aujourd'hui comme la réforme de la démocratie", répond Georges-Louis Bouchez. "C'est aussi un lieu où peuvent être débattues des questions à plus long-terme et sur lesquelles j'ai déjà travaillé comme l'allocation universelle. Enfin, le Sénat est un lieu de rencontres pour les différentes communautés. Quand on voit le résultat des élections, il apparaît comme un outil décisif pour sortir des tensions entre flamands et francophones."