Mons

Pour Georges-Louis Bouchez, l’IDEA ne doit pas perdre de temps pour garder l’investissement.

La page Clarebout semble bel et bien tournée à Frameries. L’IDEA a retiré son droit de préférence au promoteur. Et le ministre Carlo Di Antonio a refusé le permis pour les frigos. Les riverains opposés au projet de méga-usine à frites peuvent soupirer de soulagement. Mais pour Georges-Louis Bouchez, il faut entamer le second chapitre, sans perdre de temps.

Je pense que nous pouvons acter le fait que l’usine ne s’installera pas à Frameries et je m'en réjouis”, indique le leader de Mons en Mieux, membre du conseil d’administration de l’IDEA. “Mais il faut maintenant faire en sorte de ne pas perdre l’investissement. C’est pourquoi je vais saisir le bureau exécutif de l’IDEA afin de lancer le plus rapidement possible des négociations. Il faut être fixé avant la fin du mois.

Deux éléments importants doivent être discutés selon le libéral. “Il faut dégager toutes les conséquences juridiques qui peuvent advenir”, poursuit Georges-Louis Bouchez. “Il faut également analyser tous les sites alternatifs et arrêter de tourner autour du pot. Si c’est nécessaire, je demanderai à d’autres collègues du conseil d’administration de soutenir ma démarche pour avoir le quorum et faire en sorte que le conseil d’administration se charge des négociations.

Reste à voir si des alternatives peuvent sérieusement être envisagées. Dans un premier temps, l’IDEA avait annoncé que le site framerisois était le seul capable de répondre au projet de Clarebout. Un terrain a ensuite été évoqué sur le zoning de Feluy. Mais cette possibilité est remise en question par Xavier Dupont, bourgmestre d’Ecaussinnes, en raison de la proximité du site pétrochimique Total.

J’aimerais bien qu’on mette des mots clairs sur la situation”, tranche Georges-Louis Bouchez. “L’IDEA doit gérer les suites du dossier avec le plus grand sérieux et sans perdre de temps. Il y va de son image auprès des investisseurs.