Mons

L'annonce d'un nouveau règlement d'ordre intérieur n'enchante pas Mons en Mieux. 

Les débats lors du dernier conseil communal ont duré 7 heures à Mons. Mais ce n'est pas fini. Nicolas Martin et Mons en Mieux jouent les prolongations. En promettant un nouveau règlement d'ordre intérieur pour mener les discussions de façon plus efficace, le bourgmestre a déclenché l'ire du groupe d'opposition. Après Opaline Meunier, c'est Georges-Louis Bouchez qui entre en piste. 


"J'ai lancé la diffusion des conseils sur les réseaux sociaux pour que les gens se fassent une opinion. Et la majorité socialiste s'était montrée longtemps réticente. Mais il ne faut pas se tromper. Ca reste un conseil communal, pas une émission de télévision", s'insurge le chef de file de Mons en Mieux. "Nicolas Martin se prend pour Julien Courbet. Il veut que son produit soit attractif. Mais nous ne sommes pas là pour nous adresser au public qui est derrière la caméra en se demandant si ça va lui plaire ou pas. Nous devons mener des débats de fond, même si ce n'est pas toujours sexy."

Nicolas Martin ne s'était pas montré fermé aux discussions. Mais il avait pointé le fait que le travail pourrait être mieux préparé en amont pour faciliter les échanges lors du conseil. Encore faut-il s'entendre. Par exemple, Mons en Mieux a déposé ses amendements à la note de la Ville sur le SDT juste avant le conseil, regrettant de ne pas avoir eu beaucoup de temps pour réagir. Mais du côté du bourgmestre, on renvoie à un "communiqué lapidaire" de Georges-Louis Bouchez sur ce fameux SDT, qui aurait découragé la majorité d'associer Mons en Mieux au travail préparatoire.

"Ce communiqué disait que nous allions participer au travail. Il y avait un paragraphe qui posait des interrogations sur le fait que Mons-Borinage n'était pas assez reconnu par la Wallonie", réplique Georges-Louis Bouchez. "Et alors? On ne peut plus exprimer son avis? Il faut dépasser les petites susceptibilités pour travailler dans l'intérêt de la Ville."

Pour le libéral, un nouveau règlement d'ordre intérieur va envenimer les choses. "Il ne faut pas que le bourgmestre sorte son bâton pour jouer au shérif. Ca va entraîner une escalade de tensions. Cela dit, si certains groupes ne sont pas à l'aise avec le fonctionnement du conseil, nous pouvons discuter des modalités ensemble. Je vais ainsi envoyer un courriel à chaque chef de groupe, y compris Nicolas Martin, pour avoir cette réflexion."

Après le pot, les fleurs. Finalement, tant le chef de Mons en Mieux que le bourgmestre semblent vouloir rendre les échanges du conseil plus efficaces. Comment? C'est la grande question. Il faudra accorder ses violons, loin des caméras, sans doute.