Le libéral estime que les couleurs politiques devraient s'unir pour défendre les grands projets.

Vétuste et surpeuplée, la prison de Mons reste au cœur de l'attention et son avenir alimente de plus en plus les débats. Pour le bourgmestre Nicolas Martin, le bâtiment doit être rasé et une nouvelle prison devrait être construite en-dehors du centre-ville.

Une idée qui n'a pas les faveurs du chef de file de Mons en Mieux. Georges-Louis Bouchez estime en effet qu'il ne faut pas confondre maison de peine et maison d'arrêt. "Ces dernières accueillent théoriquement des détenus pour des séjours plus courts et sont plus facilement accessibles pour les familles", précise Georges-Louis Bouchez.

Mais au-delà de cette différence d'appréciation, le libéral plaide surtout pour une alliance des forces politiques montoises, au-delà des couleurs respectives. "Tout d'abord, l'enjeu de ce dossier est très important pour Mons. Ensuite, il pourra dépendre de ministres de différentes couleurs selon les coalitions en place. Il serait donc intéressant de former une union sacrée montoise pour se mettre d'accord sur un mémorandum commun que nous pourrions tous défendre à différents niveaux de pouvoir."

Georges-Louis Bouchez souhaiterait même étendre la démarche à d'autres dossiers. "Ne nous limitons pas à la prison. Il y a aussi de gros enjeux autour de la gare, le nouveau plan de mobilité doit également aboutir, il y a une réflexion à mener autour des TEC et la Ville a connu quelques difficultés sur certains dossiers avec le SPW", poursuit Georges-Louis Bouchez. "Nous pourrions ainsi lister toute une série de sujets où il serait intéressant de trouver un dénominateur commun pour défendre tous ensemble des projets, au-delà des couleurs politiques."

Pour commencer, il faudra se mettre d'accord sur l'avenir de la prison. Le leader de Mons en Mieux ne partage pas le souhait du bourgmestre de construire un nouvel établissement en-dehors du centre-ville. Certaines unions sacrées ont connu de meilleurs départs. Mais Georges-Louis Bouchez se dit ouvert. "Tout cela peut être discuté, les arguments peuvent être comparés et nous pouvons consulter des experts. Ils nous aideront à dégager la proposition politique la plus forte et nous pourrons ensuite la défendre à d'autres niveaux."