Pour Georges-Louis Bouchez, les raisons invoquées par Elio Di Rupo ne reflètent pas la réalité

C’est un Georges-Louis Bouchez "blasé" qui a appris la décision d’Elio Di Rupo ce lundi matin. "Blasé, c’est bien le terme ! Je suis blasé par ces effets de manche du Parti Socialiste, car rien ne change véritablement", confie le jeune libéral qui, bien qu’il ne l’avoue pas, voit en cette annonce l’avant signe d’une première victoire dans la rencontre tant attendue. "Cela ne change rien pour notre liste Mons en mieux. Nous présentons un projet, nous ne nous présentons pas uniquement contre quelqu’un", rappelle-t-il.

Cependant, pour Georges-Louis Bouchez, les raisons invoquées par Elio Di Rupo concernant sa décision de ne pas être tête de liste à Mons ne reflètent pas la réalité. "Le bilan du PS est tellement mauvais que finalement le bourgmestre n’ose même pas l’assumer. Manifestement, la décision de Di Rupo est influencée par les sondages."

Et le jeune libéral d’ajouter : "L’idée de dire qu’il doit se consacrer aux élections de 2019 est un mauvais argument. Il faut quand même bien se rendre compte qu’il a été Premier ministre en 2012, lors du dernier scrutin communal, et il s’est tout de même présenté. Faire croire que la charge de travail en étant tête de liste du PS au niveau national est plus lourde que celle de Premier ministre, c’est tout de même risible. Tous les éléments montrent qu’Elio Di Rupo ne souhaite pas aller dans un combat qui sera plus difficile que ceux qu’il a connus jusqu’à présent. Il refile un peu la patate chaude, en se mettant un peu à l’abri."

Quant à la tête de liste qui se profile naturellement en la personne de Nicolas Martin, le chef de file de Mons en mieux ne fait pas dans la dentelle. "Finalement, il y aura en tête de liste une personne qui est échevin depuis des années. Cela veut dire que c’est exactement le même bilan, la même politique que celle menée par l’actuel bourgmestre. On rénove la façade, mais sur le fond, c’est exactement la même politique. Je dirais donc que l’on remplace l’homme du passé par l’homme du passif. L’homme du passé, il le dit lui-même maintenant ! Quant à l’homme du passif, c’est celui qui gère notamment le dossier du piétonnier depuis des années, mais aussi celui de l’urbanisme, soit deux politiques qui sont actuellement décriées à Mons. C’est d’ailleurs quelqu’un qui a déjà été bourgmestre pendant quasiment trois ans."

Celles et ceux qui, avec ce pas de côté d’Elio Di Rupo, auraient espéré un peu plus de sérénité dans la campagne se sont manifestement trompés.