Mons

Le projet ne peut pas souffrir de trop importants retards sous peine de voir filer des subsides européens.

Vives sont les inquiétudes qu'a soulevées auprès des riverains le projet de puits géothermique dans le parc des Ursulines. Depuis, le promoteur du projet, l'intercommunale IDEA, s'active à fournir un maximum d'informations pour lever les craintes, fantasmées ou pas.

Certains opposants avaient ainsi brandi l'exemple d'un projet géothermique mené à Mol et qui a souffert d'incidents. L'IDEA a pu expliquer que son projet était totalement différent et ne recourrait pas à la fracturation hydraulique qui a posé souci à Mol. Mais des griefs subsistent sur le vaste chantier qui s'annonce, les problèmes de mobilité qui pourraient en découler ou encore les risques sismiques liés à une telle activité en centre urbain.

L'intercommunale tente donc d'apaiser les esprits. L'enjeu est de taille. Tout d'abord, en imaginant que le permis serait délivré, il ne sera pas confortable pour l'IDEA de mener un tel chantier en ayant les riverains sur le dos. Surtout, le temps est compté. Le projet représente en effet un budget de 20 millions d'euros financé à 80% par le FEDER. Mais toute dépense qui serait engagée à partir du 1er janvier 2024 ne bénéficierait plus de ces subsides européens et régionaux. Par conséquent, si le dossier devait s'empêtrer dans une bataille administrative ponctuée de recours en tous genres, la facture pourrait s'avérer salée.

Évidemment, l'année 2024 peut sembler loin. Mais le chantier est de taille. Selon l'échéancier tel qu'il est prévu aujourd'hui, si tout va bien donc, le forage commencerait en 2020. Le chantier des installations serait lancé mi-2021. Et la centrale géothermique serait mise en service mi-2023. "C'est effectivement un timing serré, mais qui n'a rien d'anormal pour un projet d'une telle ampleur dans le cadre de fonds FEDER", précise la porte-parole d'IDEA.