Le coronavirus n’a pas eu que de dramatiques conséquences sur la vie des citoyens. Il a également chamboulé les calendriers de bon nombre de projets. C’est ainsi qu’un retard d’environ trois mois est déjà à constater dans le cadre de la construction d’un nouveau centre de tri des PMC élargis au sein du parc d’activités économiques de Ghlin-Baudour Nord. Celui-ci aurait dû être opérationnel dans le courant du deuxième trimestre 2021. Il ne devrait finalement pas l’être avant août 2021.

"Nous n’avons obtenu le permis que le 27 juillet dernier. Les délais ont été prolongés en raison de la crise sanitaire et quelques compléments et plans supplémentaires ont dû être versés au dossier", explique Benjamin Benrubi, directeur études et réalisations à l’intercommunale IDEA. "Nous avons donc perdu trois mois mais les travaux sont désormais lancés. Il s’agit principalement de travaux de terrassement. La première étape se concentre sur les sous-sols."

Suivront les travaux d’égouttage et la pose des dalles au sol. Ce centre de tri dernière génération regroupe quatre partenaires – l’IDEA et Suez, IPALLE et le groupe Vanheede – et doit permettre de trier de nouveaux types de plastiques tout en continuant à trier les flux PMC habituels. "Une fois mis en route, une série de réglages devront être mis au point. C’est un projet novateur et impressionnant d’un point de vue technique. Nous avons multiplié les visites de centre similaires, en Allemagne notamment."

Pouvoir disposer de pareil centre de tri est aujourd’hui une nécessité alors que de trop nombreux déchets plastiques ne peuvent toujours pas être recyclés dans une filière "traditionnelle." Le centre de tri Valodic devrait disposer de de tris optiques, de séparateurs aérauliques et balistiques pour trier les films et barquettes plastiques tandis qu’à terme, les partenaires envisagent de trier les plastiques noirs (par exemple des barquettes de champignons), ce qui serait une première en Belgique.

En termes d’emplois aussi, le projet offrira de belles perspectives. Pour fonctionner de manière optimale, le recours a quelque 43 collaborateurs devrait être nécessaire. L’équipe actuellement en place à Cuesmes serait formée et dirigée vers Ghlin mais les tonnages étant plus importants, de nouveaux profils seront engagés. Le nombre d’emplois actuels devrait donc être consolidé et de nouveaux emplois créés. On parle d’environ 20 postes, sans compter les emplois indirects nécessaires pour la maintenance et l’entretien de la nouvelle installation.