Les riverains ne sont pas au bout de leur peine à Ghlin. Après avoir connu des problèmes de canalisations durant de longs mois l’an dernier, voilà que les eaux brunes font leur retour.

Image à l’appui, Sophie Urbain a lancé l’alerte sur les réseaux sociaux. Sur une vidéo que la Ghlinoise a publiée, on peut voir la baignoire se remplir d’un liquide trouble qui ne donne pas envie de faire trempette. "Ce n’est malheureusement pas la première fois que ça arrive", nous confie Sophie Urbain. "C’est difficile au quotidien. On a peur de se laver. Je dois nettoyer mes essuies à l’eau de javel et je n’ose pas donner à boire au chien."

À l’automne dernier, le village de Ghlin avait été impacté par des gros problèmes de canalisations. Mais la situation est différente cette fois-ci selon la SWDE. "Il y a quelques mois, il y avait eu des soucis parce que le réservoir du Beffroi était fermé à cause de travaux. Nous avions donc dû pomper plus sur le réservoir de Ghlin, et cela avait provoqué des déséquilibres dans les canalisations avec pour conséquence, des détachements de fer et de manganèse", explique le porte-parole de la SWDE. "La situation avait pu être rétablie ensuite. Ici, c’est manifestement un autre problème. La distribution d’eau a dû être momentanément interrompue dans le cadre d’un chantier de recherche et de réparation d’une fuite. Lorsque la distribution est relancée, on peut assister à un phénomène passager de coloration de l’eau. Depuis ce lundi matin, nos équipes effectuent des purges pour évacuer les eaux sales en voirie. Le problème de coloration de l’eau est limité géographiquement et devrait disparaître d’ici peu."

Des explications qui ne rassurent pas vraiment Sophie Urbain pour qui les problèmes d’eau sont loin d’être occasionnels. "Et je ne suis pas la seule dans ce cas-là. Parfois, ça va bien deux jours et puis ça recommence. Nous avons déjà lancé des pétitions et alerté les autorités, mais le problème persiste. Nous n’avons pas l’impression que ça bouge. Pour payer les factures en revanche, nous devons bouger. Mais nous sommes censés payer pour avoir de l’eau potable, pas de l’eau dans cet état-là", conclut la Ghlinoise un brin désemparée.