Le temps passe mais les espoirs ne s’amenuisent visiblement pas pour autant. Pétition à l’appui, des riverains réclament la poursuite des travaux visant la réhabilitation de la traversée de Ghlin, depuis le carrefour du Lidl jusqu’au centre commercial de la porte du Parc. La logique aurait en effet voulu que le reste de la N50, en direction de Baudour, soit lui aussi réhabilité, et pourtant, cet axe n’était pas repris au plan infrastructure 2020-2026.

Les riverains ont dès lors décidé de se mobiliser et d’adresser une pétition au ministre wallon de la mobilité Philippe Henry, à la Sofico et au bourgmestre de Mons, Nicolas Martin. "Les riverains s'attendaient à la poursuite des travaux en direction du pont de Baudour dans la foulée du premier chantier mais l'annonce du ministre Henry a anéanti leur espoir", écrit avec désarroi l’auteur de la pétition.

"Le revêtement du tronçon qui ne sera pas rénové est pourtant dans un état plus que désastreux depuis des années et est responsable d'importantes nuisances. Les nombreux poids lourds qui empruntent à toute heure du jour et de la nuit cette portion, pourtant normalement limitée aux véhicules de "5 tonnes sauf desserte locale", font trembler les habitations et les vibrations sont ressenties longtemps avant et après le passage des véhicules."

Et de poursuivre de dresser un tableau bien sombre : "Les bosses et nids-de-poule font claquer toutes les remorques, ce qui provoque d'importantes nuisances sonores, qui s'additionnent aux bruits engendrés par les nombreux bolides ne respectant pas la limitation à 50km/h. Le rebouchage grossier et à la va-vite de quelques trous, tel que celui réalisé en quelques heures le matin du 29 juillet dernier, n'améliore nullement la situation."

Bref, les riverains réclament une intervention et, surtout, des travaux en profondeur alors que jusqu’à présent ils ont dû se contenter de ce qui s’apparente davantage à un pansement sur une jambe de bois. Ce qui ne semble pas être à l’ordre du jour puisque le ministre Henry avait annoncé que seules des réparations ponctuelles et locales pourraient à ce jour être entreprises "pour assurer la mobilité en toute sécurité tout en réduisant les nuisances sonores et les vibrations."

Au niveau de l’avenue de la Libération, des réparations provisoires ont ainsi été entreprises… Sans pour autant convaincre les riverains.