Mons

Il s’agit d’un panneau qui signalerait tous les lieux ultra-dangereux de Mons

Les cyclistes, farceurs mais toujours aussi gonflés, ne sont pas à plat. L’office du Tourisme de Mons (VisitMons) a recalé son “Safari Urbain” pour cause de dangerosité. Le collectif en était déjà convaincu, c’est d’ailleurs ce qu’il tente de prouver (même par l’absurde) aux autorités communales et régionales. Les cyclistes gonflés à bloc viennent désormais avec une nouvelle demande adressée au bourgmestre, Elio Di Rupo (PS).

À l’instar de ce qui est fait avec le cinéma Le Plaza Art en vue de garantir la sécurité publique, les cyclistes interpellent le bourgmestre afin qu’il assure aussi leur sécurité dans la Cité du Doudou. “Tout le monde sait que les cyclistes sont en danger sur les nombreuses voiries montoises”, rappelle le collectif montois. “Nous demandons à Elio Di Rupo de mettre en chantier un réaménagement complet du réseau routier. Et à court terme, nous proposons que chaque zone dangereuse soit signalée par un panneau.”

Ce panneau devra indiquer sans ambiguïté “le risque mortel couru par les usagers des deux-roues”. Il est vrai que si le bourgmestre a ordonné la fermeture du Plaza, boucler tous les tronçons dangereux reviendrait pratiquement à interdire le vélo à Mons. “Voilà pourquoi nous avançons une autre solution qui vise à informer les usagers chaque fois qu’un grave danger est présent. Le cycliste aurait ainsi le choix de redoubler de prudence, de changer d’itinéraire ou d’opter pour un autre moyen de transport.”

L’idée est de frapper les esprits. Pas question pour ces cyclistes d’utiliser les panneaux de signalisation traditionnels. Ils ont imaginé un panneau “point nœud coulant” qui signalerait les endroits où le cycliste court un risque létal. “Il serait le complément naturel et logique du réseau “points-noeuds” destiné aux promeneurs sur les routes de campagne.” Cette dernière initiative est bien évidemment applaudie par le collectif, qui craint cependant que les usagers oublient les dangers hors de ces itinéraires.

Si l’humour (sous toutes ses formes) est coutumier du collectif, il ne faudrait pas s’y méprendre. “Nous lançons un appel solennel à la responsabilité du bourgmestre et à travers lui, de tous les responsables des voiries et de la mobilité à Mons. Nous demandons simplement que la sécurité des usagers des deux-roues soit enfin traitée comme une question sérieuse.”

Et de conclure : “si le bourgmestre juge notre safari urbain est trop dangereux pour les touristes, il l’est tout autant pour l’enfant qui va à l’école, la travailleuse qui se rend à la gare ou le retraité qui va au marché !”