Les militants cheminots de la CSC-Transcom se sont rassemblés ce mardi matin pour mener une action symbolique devant la gare de Mons dans le cadre de la journée d'action nationale dans les services publics. L'objectif des cheminots était de réclamer les moyens et les recrutements indispensables à la réalisation de leurs missions de service public. Les militants ont également dénoncé le non-remplacement du personnel des chemins de fer et les économies budgétaires imposées par les précédents gouvernements successifs.

"Depuis 2016, les cheminots n'ont pas pu organiser de mouvement de grève tel que nous le faisons ce mardi, ils peuvent ainsi exprimer leur ras-le-bol parce que chaque situation de travail s'est dégradée", a expliqué Cédric Depret, permanent CSC-Transcom.

"Il faut enfin investir massivement dans les services publics, en ce compris les chemins de fer. Il est anormal que les cheminots ne puissent plus avoir leurs jours de congé prévus, que, dans les fonctions de sécurité, ils ne peuvent plus être libérés pour des visites médicales, tout cela par manque de personnel. Le ministre de la Mobilité veut mettre plus de trains, c'est très bien. Mais alors il faut plus de moyens pour le rail. La crise du Covid a montré l'utilité des services publics: mais, deux ans plus tard, où en est l'investissement dans les services publics? Nous posons la question", a-t-il ponctué.