Mons

Des dizaines de pompiers se sont réunis à Mons avant les discussions sur le règlement de travail.

C'est ce lundi que direction et syndicats se mettent autour de la table pour discuter du règlement de travail que la zone de secours Hainaut-Centre doit adopter.

Avant que les négociations commencent, des pompiers venus de différentes casernes de la zone s'étaient donné rendez-vous à Mons pour se faire entendre. Les hommes du feu mettent-ils la charrue avant les bœufs? Pour les syndicats, c'est la direction qui a mis le feu aux poudres en tentant de court-circuiter les partenaires sociaux.

"Il y avait déjà eu plusieurs réunions techniques lors desquelles des remarques avaient été formulées", explique Stéphane Rybczak, délégué permanent FGTB. "Mais ces remarques n'ont pas été prises en considération et un avant-projet de règlement a été envoyé au personnel avant que les négociations commencent. C'est un texte inadmissible qui a été envoyé. Donc les pompiers se mobilisent aujourd'hui avant la réunion pour faire comprendre à la direction qu'on ne laissera pas passer n'importe quoi."

Du côté de la CSC, on se réjouit de la mobilisation. "Nous sommes contents de voir que les pompiers sont venus nombreux pour soutenir les partenaires sociaux", souligne Serge De Prez, permanent CSC. "L'avant-projet qui a été envoyé en court-circuitant les syndicats ne passe pas. Les autorités n'auraient pas pu mieux faire pour saboter la concertation. Mais les pompiers ne sont pas dupes. Les discussions vont seulement commencer. De notre côté, nous prendrons le temps nécessaire pour avoir un bon règlement de travail."

Alors que les pompiers louviérois et montois avaient déjà manifesté leur mécontentement la semaine dernière, le président de la zone, Eric Thiébaut, nous avait indiqué qu'une deuxième réunion de concertation serait organisée si cela était nécessaire. Le règlement de travail est attendu depuis cinq ans. Les négociations risquent-elles de durer longtemps? "Tout va dépendre des personnes qui seront autour de la table et leur état d'esprit", commente Olivier Cornero, permanent SLFP.