L’UMons lance sa campagne "100 % respect" auprès de ses 9.000 étudiants pour lutter contre les formes de harcèlement.

Ce mardi, l’UMons donnait le coup d’envoi de sa campagne interne de sensibilisation auprès de ses 9.000 étudiants. Baptisée "100 % Respect", cette campagne aura pour objectif de prévenir toute forme de souffrance liée au harcèlement, qu’il soit verbal, corporel, relationnel, cyber ou sexuel.

La démarche de l’UMONS, fruit d’une collaboration entre étudiants, académiques et services administratifs, vise à mettre en place, dès les premières secousses émotionnelles, une procédure offrant un soutien et une intervention.

Le message principal de cette campagne est : si tu es victime ou témoin d’une situation de type harcèlement, ne reste pas dans le silence, parles-en. Parler est en effet toujours le premier pas pour avancer.

"Dans les faits, le dispositif consiste en la mise en place d’un réseau d’écoute et d’alerte en cas de problématiques de type harcèlement", indique l’université. "La spécificité de ce dispositif est qu’il est le fruit d’une collaboration étroite entre les étudiants et les membres du personnel. Trois étudiants par faculté et une vingtaine d’agents de l’UMons sont ainsi réunis dans le cadre d’un groupe de travail baptisé Team 100 % Respect."

Concrètement, deux possibilités s’offrent aux étudiants victimes ou témoins de comportements hostiles ou dénigrants. Soit envoyer un courriel à respect@umons.ac.be ou téléphoner à un numéro de GSM général ; soit, si un contact individuel est souhaité, appeler un numéro de GSM spécifique. Au bout du fil, au sein de chaque faculté, des étudiants "cybers citoyens" formés à l’écoute des problématiques liées au harcèlement pourront orienter l’appelant vers les personnes relais désignées au sein du service U-Psy de l’université. "Chaque appel ou courriel est pris en considération", assure l’UMons.

Le premier contact passé, l’étudiant victime de comportements hostiles pourra s’entretenir avec des membres de l’U-Psy pour discuter de la situation et trouver des solutions. De son côté, le 1er Vice-Recteur incitera les personnes incriminées à prendre conscience des aspects négatifs de leur conduite et les invitera à trouver des voies de collaboration pour mettre fin à la situation difficile.

"C’est ce que l’on appelle la phase de recadrage souple", précise l’UMons. "Si le problème persiste, le 1er Vice-Recteur prendra alors l’initiative de convoquer les personnes responsables de la situation et le recadrage prendra alors la forme plus ferme d’une injonction. Enfin, si le comportement devait persister encore malgré ces démarches, une enquête et une procédure disciplinaire pourront être entamées par le Recteur pouvant aller jusqu’à l’exclusion définitive."

L’UMons précise encore que ce dispositif ne se substitue pas à une procédure judiciaire qui peut également être lancée par les victimes. Actuellement, les services concernés de l’UMONS traitent annuellement 4 à 5 cas qui n’ont pas dépassé le stade du recadrage.