Jacqueline Galant (MR) avait besoin de certitudes. La députée a dernièrement questionné la ministre de l’enseignement de promotion sociale, Valérie Glatiny (MR) quant au changement de direction de l’école de maréchalerie, située sur l’hippodrome de Ghlin, intervenu en janvier dernier. Depuis le début de ce mois, l’école dépend de l’Institut de l’enseignement de promotion sociale de la communauté française de Jemappes-Quiévrain.

Elle est ainsi devenue la plus grosse structure de Wallonie, avec 2500 étudiants présents en moyenne 24 heures aux cours par semaine. Deux écoles sont donc situées sur le site de l’hippodrome de Ghlin : l’une dépendant de la province de Hainaut, axée sur les métiers du cheval, la seconde axée sur l’équipement du cheval. "Depuis quelques jours, cette dernière vient compléter l’offre de formations proposées par l’école de promotion sociale de Jemappes qui sera désormais présente sur cinq sites", explique Jacqueline Galant.

Les sections de Ghlin (bourrellerie et maréchalerie), Anderlecht (assistants vétérinaires) et Libramont (maréchalerie) dépendent, tout comme la promotion sociale de Jemappes, du réseau Wallonie-Bruxelles Enseignement qui bénéficie d’un statut autonome par rapport à la communauté française. "Cette fusion va-t-elle engendrer des modifications quant à l’enseignement et aux diplômes délivrés ? Permettra-t-elle des économies d’échelle ? Que se passera-t-il si le repreneur de l’hippodrome décide de ne plus permettre à cette école de permettre la poursuite des activités ?"

La ministre s’est voulue globalement rassurante. "La fusion d’établissements est un acte administratif qui n’engendre aucune modification quant au contenu des cours ni aux titres délivrés", a-t-elle assuré. "L’enseignement de promotion sociale est par ailleurs la seule formation d’enseignement qui implique l’existence de dossiers pédagogiques définissant les contenus de cours transposables d’un établissement à l’autre, et même d’un réseau à l’autre."

Et de poursuivre : "Les deux établissements fusionnés dépendent du même pouvoir organisateur : c’est de lui que relève leur gestion. Cependant, je peux confirmer que tous les emplois des personnes nommées sont garantis jusqu’au terme de leur carrière même si le calcul de l’encadrement sera dorénavant effectué sur le nombre total d’inscrits sur toutes les implantations." Quant à l’avenir du site de l’hippodrome, impossible de se prononcer à ce stade. La gestion des équipements et des lieux de cours relève du PO.