Le ministère public a requis, lundi, devant la sixième chambre correctionnelle du tribunal du Hainaut, division de Mons, une peine de huit ans, assortie d'une mise à disposition du tribunal d'application des peines pour une même durée, contre un citoyen d'Havré poursuivi pour des viols et attentats à la pudeur sur des mineurs, mais aussi des coups et blessures et des menaces envers sa compagne. Le prévenu ne conteste pas les faits. 

Le 21 octobre 2021, un jeune homme appelle la police pour dénoncer des faits de violence commis par le prévenu à l'égard de sa maman, en relation avec le prévenu depuis 1996. L'enfant dénonce des menaces au couteau, des coups, mais aussi des abus sexuels à son égard, quasi quotidiens.

En 2016, un dossier avait été ouvert contre le prévenu, soupçonné de faits de mœurs à l'égard d'un enfant placé dans l'institution dans laquelle il travaillait.

Interrogée, la maman confirme les faits de violence et les abus d'alcool de son compagnon, qu'elle qualifie de "manipulateur". Le prévenu reconnaît les coups et les menaces, mais aussi les faits de viol à l'encontre du fils de sa compagne, alors que l'enfant était âgé de 12 ans. Il a déclaré aux enquêteurs qu'il avait été victime de faits de mœurs dans son enfance.

La défense, représentée par Me Laura Danneau, a plaidé un sursis probatoire en insistant sur plusieurs points, dont le vécu du prévenu qui est détenu préventivement depuis cinq mois. "Il a été violé par son père, son voisin et par une troisième personne alors qu'il n'avait pas dix ans. Il a reproduit tout ce qui l'a détruit. Il a la volonté d'être pris en charge et c'est ce que proposent les experts judiciaires", a plaidé la pénaliste.

Le jugement sera prononcé le 25 avril.