C'est le choc pour le voisinage de la rue du Festinoy à Ghlin. L'incendie qui a frappé l'une des habitations, le 10 mars dernier, se révèle être criminel. Rappelez-vous, les flammes avaient complètement ravagé une habitation de l'entité de Ghlin. L'intensité du feu était telle que la fumée a été aperçue à plusieurs kilomètres aux alentours. Les pompiers étaient rapidement intervenus en nombre sur les lieux, avec l'aide de la caserne de Saint-Ghislain. Une fois les flammes éteintes, seuls des dégâts matériaux avaient été observés. Rien ne laissait penser qu'une personne était présente au moment de l'incendie. Une descente habituelle avait d'ailleurs eu lieu.

Après plus de deux semaines, c'est une triste nouvelle que nous venons d'apprendre. Le corps sans vie d'une dame a été retrouvé sous les gravats de l'habitation. La victime est Agnès Bachy, une dame de 57 ans. La découverte du corps a considérablement été ralenti par le déblayage compliqué de la maison. Fenêtres cassées, toit détruit, les dégâts étaient importants après l'incendie. Le corps de la quinquagénaire était en très mauvais état lors de la découverte. Ce sont les pompes funèbres Borgno qui l'ont ensuite pris en charge. En raison d'une enquête, l'habitation est désormais inaccessible, fermée par les scellés de la police montoise.

Un homme a immédiatement été arrêté, suite à la découverte du corps d'Agnès. L'auteur présumé des faits a été privé de liberté par la police fédérale de Mons. L'individu est Alexandre L., âgé de 51 ans. L'ancien compagnon de la victime a été intercepté alors qu'il se trouvait dans la province de Namur, dans la ville de Dinant. Le Parquet de Mons confirme que l'homme est actuellement en aveux.

L'autopsie révèle qu'Agnès était décédée avant le début de l'incendie. Son corps présentait des marques suspectes. Le suspect aurait frappé la victime à l'aide d'un objet contondant, avant de l'empoigner violemment par le cou. Paniqué, l'auteur aurait pris la fuite pour revenir quelques minutes plus tard, bouter le feu à la maison. 

À l'heure à laquelle nous écrivons ces lignes, le mobile n'est pas encore connu. Le dossier a fait l'objet d'une mise à l'instruction dès le lendemain des faits. C'est à la chambre du conseil de Tournai de décider des suites réservées au mandat d'arrêt. Plusieurs choix s'offrent à elle : le maintien en détention en prison, le maintien en détention sous surveillance électronique, la mise en liberté sous conditions ou la mise en liberté pure et simple. La chambre doit rendre sa décision ce vendredi 2 avril.