Un vice de procédure est à l’origine de sa libération après 21 mois de détention préventive.

Le parquet de Mons a indiqué, mardi soir, que Cindy Mahieu, inculpée dans le cadre du double meurtre de Hensies survenu en mai 2014 n’était plus sous les verrous. Un vice de procédure est à l’origine de cette libération. Tous les inculpés avaient reconnu, à des degrés divers, leur implication dans le double homicide de Fanny Colmant et David Dubois. Cindy Mahieu est, jusqu’à présent, la seule à avoir été remise en liberté sans condition.

"Ma cliente a été libérée suite à un vice de procédure relatif à une nouvelle convocation devant la chambre du conseil de Mons. Ce n’est pas fréquent encore moins dans une affaire de double homicide", explique Me Fabian Lauvaux. "Nous avions introduit un pourvoi en cassation contre la décision de la chambre des mises en accusation de maintenir ma cliente en détention pour trois mois de plus."

Interpellée puis inculpée, Cindy Mahieu a été la première à être identifiée par les enquêteurs. Elle était en détention préventive depuis le 12 juin 2014. "Le pourvoi en cassation a été rejeté le 17 février dernier. Une convocation devait alors lui être adressée dans les 15 jours calendrier pour une nouvelle comparution devant la chambre du conseil mais elle n’est pas arrivée dans les délais. La détention de ma cliente est donc devenue inopérante. Le parquet devait donc la libérer immédiatement. C’est ce qui a été fait ce mardi à 15 h 30", ajoute Me Lauvaux.

Le 23 mai 2014, le corps de Fanny Colmant, 35 ans, était retrouvé lesté dans le canal d’Hensies. Elle avait été battue à mort. Cinq jours plus tard, c’était le corps de David Dubois, 34 ans, un ami de la première victime, qui était à son tour découvert, presque au même endroit. Les autopsies réalisées sont sans appel. Ils ont été battus violemment, ligotés et liés avec des colsons, lestés puis jetées dans le canal.

La découverte macabre des deux trentenaires, il ne faisait aucun doute que la piste criminelle était privilégiée. Le mobile de(s) auteur(s) serait le règlement de comptes dans le milieu des stupéfiants.