Difficile de passer à côté pour ceux qui ont des enfants. Voilà quelques générations déjà que les pistolets Nerf sont devenus des jouets pratiquement incontournables. À Mons, les adeptes des fléchettes en mousse peuvent désormais s'éclater dans une arène en plein air qui s'étend sur un terrain de 1.000 m2.

L'asbl Touch'pas à mon jeu a eu l'idée d'aménager ce champ de bataille. "Tout a été construit avec des matériaux de récupération et durables. Nous avons une première base qui est aménagée comme un château fort. Une autre qui évoque les remparts d'un camp romain. Il y a également un grand tunnel de 10 mètres de long qui est camouflé", explique Antoine Daniel, président de l'asbl. "Nous avons conçu différents scénarios pour animer les parties. Ça fonctionne un peu comme des parties de paintball, mais avec des pistolets Nerf et des fléchettes en mousse. Les participants jouent ainsi quinze minutes puis font une pause avant de repartir sur une nouvelle histoire. On peut même imaginer des scénarios à partir des demandes des joueurs."

Le concept peut rappeler des jeux vidéo tels que Fortnite. Et ce n'est pas un hasard. "Je crée des jeux depuis que j'ai 14 ans et j'ai monté cette association il y a deux ans", poursuit Antoine Daniel. "Notre objectif, c'est de créer des liens et des moments de partage entre les jeunes. Leur montrer qu'on peut s'amuser aussi en décollant des jeux en ligne. Et ça fonctionne. À côté de l'arène Nerf, nous proposons d'autres activités. Nous avons aussi un projet de terrain multisports et de ludothèque mobile. Et les jeunes qui viennent participer aux animations reviennent pour se retrouver. Nous voulons faire des lieux un espace de rencontre. Notre chance pour le moment, c'est que nous avons un grand terrain en plein air."

Touch'pas à mon jeu propose également des animations pour les anniversaires. "Quand les conditions sanitaires le permettront, nous avons l'idée de créer aussi un espace pour les parents qui pourront boire un verre pendant que les enfants jouent."

À la fois instituteur et animateur, Antoine Daniel travaille aussi avec des écoles. "Depuis janvier 2020, nous proposons un service de conception de jeux. Si un prof à l'idée d'inventer un jeu, on encadre la démarche de A à Z et on le construit ensemble, avec les élèves. Ça montre aux enfants que derrière un jeu, il y a tout un travail pour intégrer des règles. Ça fait travailler le raisonnement et la créativité. Et ça permet aux enseignants d'aborder la matière du programme de façon plus ludique."

Quant au projet de l'arène Nerf, il pourrait bien prendre le large quand la page de la crise sanitaire sera tournée. "Nous étions en contact avec la Ville de Mons pour organiser un tournoi dans les différents villages de l'entité avec une arène mobile. Malheureusement, le projet a été mis entre parenthèses avec le confinement. On verra si on peut le remettre sur les rails plus tard."

© D.R.