Depuis 2017 à Mons, le fonds d’impulsion permet de lancer un commerce de qualité, original et différencié en centre-ville pour lutter contre la désertification.

> Cette initiative a été sélectionnée dans le cadre de notre dossier "J'aime ma commune"

Ils avaient une idée de commerce original et de qualité. Le fonds d’impulsion mis en place par les autorités montoises les a aidés à s’installer dans le centre-ville.

Le projet fonctionne tellement bien depuis 2017 que le nouveau gouvernement wallon s’en est inspiré dans son accord de majorité pour lutter contre la désertification des centres-villes. Pas étonnant, le ministre-président Elio Di Rupo était aux premières loges, depuis son mayorat montois, lorsque ce dispositif a été mis en place par Nicolas Martin, ancien échevin de l’Économie devenu bourgmestre.

Ces accointances montoises n’expliquent évidemment pas à elles seules cet intérêt wallon. Les chiffres sont éloquents. Depuis sa mise en place, 34 dossiers ont été introduits. 22 commerces ont ainsi pu être mis sur orbite grâce aux aides du fonds d’impulsion. “Concrètement, la Ville vient en aide aux porteurs de projet souhaitant se lancer en tant qu’indépendant et ouvrir un commerce qualitatif, original et différencié en centre-ville”, explique Nicolas Martin. “Sur base d’un dossier de candidature examiné par un jury composé d’experts, des primes aux loyers et des primes à l’installation peuvent être délivrées aux candidats.”

22 nouveaux commerces lancés grâce au fonds d’impulsion, c’est autant de cellules vides en moins dans le centre-ville. Derrière ce projet, il y a la volonté manifeste de lutter contre la désertification des centres urbains qui subissent à la fois la concurrence du commerce en ligne et celles des centres commerciaux installés en périphérie. Avec ses Grands Prés, plus grand centre commercial du Benelux, Mons en sait quelque chose. Mais l’enveloppe des 200 000 euros du fonds d’impulsion est justement alimentée par la taxe qui frappe les grands parkings de la périphérie.

Fort du succès rencontré, la Ville a décidé d’étendre le champ d’action du fonds d’impulsion aux 19 anciennes communes qui composent le Grand Mons. “Une attention toute particulière sera accordée au centre de Jemappes, qui doit faire l’objet d’une densification commerciale. Quant aux autres communes, l’accent sera mis sur les commerces de proximité, de sorte que l’ensemble de la population puisse continuer à bénéficier d’un accès relativement aisé aux produits de première nécessité”, conclut Nicolas Martin.


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