Le confinement n’aura été une partie de plaisir pour personne. Mais pour les seniors isolés, il pouvait même s’avérer particulièrement dangereux. C’est pourquoi la Ville de Mons et son CPAS ont mis en place un numéro d’appel pour venir en aide aux personnes fragiles et isolées, qui ne peuvent pas compter sur un soutien extérieur.

Cette ligne téléphonique, accessible tous les jours de la semaine durant les heures de bureau, a été ouverte dès le 17 mars. Toujours active aujourd’hui, elle s’est également avérée utile lors du Plan canicule. L’annonce du dispositif a été massivement communiquée sur les réseaux sociaux. Et pour être certain que les principaux concernés, pas forcément connectés à Internet, ne loupent pas l’information, un toutes-boîtes a également été distribué dans la Cité du Doudou. Cette ligne téléphonique s’est manifestement révélée utile : entre le 17 mars et le 17 juin, quelque 900 appels ont été comptabilisés.

À l’initiative du bourgmestre Nicolas Martin et de la présidente du CPAS, Marie Meunier, un registre des personnes âgées d’au moins 75 ans et des personnes isolées a aussi été créé sur le territoire montois. "Les citoyens inscrits sur base volontaire dans ce registre sont contactés par téléphone par les équipes de travailleurs sociaux du CPAS, afin de s’assurer de leur bon état physique et font l’objet d’une attention particulière en cas d’urgence comme lors de la pandémie ou du Plan canicule", explique Nathalie Charle, chef de bureau du Plan de cohésion sociale. "Actuellement, 643 personnes sont inscrites dans ce registre."

Au mois d’août, par exemple, alors que le Plan canicule était enclenché, les personnes inscrites dans ce registre ont eu un contact individuel par téléphone avec des agents du CPAS. Si la personne allait bien, on lui rappelait simplement les mesures à prendre pour se protéger des fortes chaleurs. Si un besoin était exprimé, l’agent au bout du fil analysait la situation et réorientait le citoyen vers le service adéquat. S’il n’y avait pas de réponses au bout de deux tentatives, un contact était pris avec l’entourage de la personne inscrite au registre ou les services qui interviennent au domicile.

Sans prétendre se substituer à un service médical d’urgence, ce dispositif préventif a permis d’apporter une attention bienveillante aux personnes plus fragiles. Utile, surtout dans cette Belgique confinée.