Elle plaide pour des solutions concrètes afin d'enrayer un phénomène qui fait des ravages sur nos routes.

Jacqueline Galant lit la Dernière Heure. Et en découvrant notre article consacré au Tinder de la route, une application permettant de rencontrer l'âme sœur à partir d'une plaque d'immatriculation, son sang n'a fait qu'un tour.

La députée-bourgmestre de Jurbise rappelle en effet que l'utilisation du smartphone au volant est responsable, au minimum, de 30 décès et de 2.500 blessés chaque année en Belgique. “Je me bats depuis des années pour que l’utilisation des applications, sms et mails soient interdites au volant”, souligne Jacqueline Galant. “J’ai par ailleurs interpellé Valérie De Bue, ministre wallonne de la Sécurité routière, à ce sujet pas plus tard que mercredi dernier."

Soulignant que les campagnes de sensibilisation ne portent manifestement pas leurs fruits, la députée wallonne ne sombre pas dans le fatalisme pour autant et pointe des solutions concrètes afin d'enrayer le triste phénomène. C'est le cas par exemple du Safe Drive Pod imaginé par une société flamande. Un dispositif de la taille d'une pièce de monnaie à placer dans les véhicules et qui bloque l'écran du smartphone au-delà des 10 km/h. Seul le kit mains libres reste actif durant le trajet pour recevoir ou envoyer des appels. “C’est l’une des solutions que je préconise”, indique Jacqueline Galant.

La députée libérale rejoint l'institut VIAS sur une autre piste: prendre les automobilistes adeptes du smartphone la main sur le cornet, à l'aide des caméras ANPR. La police néerlandaise teste déjà l'utilisation d'une caméra grand-angle, qui prend à distance une photo à travers le pare-brise de chaque véhicule. L'image est transmise à un employé de la police, qui évalue ensuite s'il y a eu violation. Si l'infraction est constatée, une amende sera envoyée au contrevenant.

Nous devrions envisager le test de ce dispositif chez nous. Mais pour pouvoir tester ce système, le ministre de l'Intérieur doit changer la loi”, explique Jacqueline Galant. "En effet, actuellement, les caméras ANPR que l'on peut apercevoir au-dessus d'un pont par exemple ne sont pas utilisées pour constater l'utilisation de smartphones au volant. Ce sont des arrêtés royaux qui déterminent la gamme d'infractions qui peuvent être constatées par les caméras ANPR. Il faudrait inclure l'infraction liée à l'utilisation du GSM!