Dans son jugement rendu vendredi, le tribunal estime qu'il existe assez d'éléments précis et concordants pour prouver qu'il est bien l'auteur d'une entrave méchante à la circulation et d'une rébellion armée au sens du code pénal. Jargew D. se trouve par ailleurs en état de récidive après avoir été condamné, le 8 juillet 2016, par le tribunal correctionnel de Dunkerque (nord de la France).

Son empreinte génétique a été retrouvée "en grande quantité" à l'avant du véhicule ainsi que sur divers éléments placés à l'avant du véhicule.

Selon le tribunal, les éléments démontrent qu'aucune des personnes présentes dans la camionnette n'a pu prendre la fuite sur l'aire de parking du Bois du Gard.

Il ressort par ailleurs des éléments contenus dans le dossier répressif que la petite fille tuée se trouvait à l'avant du véhicule au moment du tir, selon le tribunal, pour qui les éléments prouvent que ce tir a été exécuté lors de l'accrochage entre le véhicule de police et la camionnette transportant des migrants. Et qu'il n'y a eu qu'un seul tir, mortel, lors de la course-poursuite qui s'est déroulée sur l'E42.

Au cours de leurs auditions, les migrants présents dans la camionnette ont tenu des versions contradictoires. Certains ont parlé de plusieurs tirs, d'autres d'un coup de feu, tiré alors que la camionnette était à l'arrêt.

Quant à la position de l'enfant dans le véhicule, le père prétend que sa fille ne s'est jamais retrouvée à l'avant de celui-ci, alors que son épouse a déclaré l'inverse. Elle l'a ramenée de l'arrière vers l'avant, après le bris d'une vitre à l'arrière de la camionnette et ce, pour la calmer.

Selon le tribunal, les expertises médico-légales prouvent que Mawda se trouvait à l'avant de la camionnette au moment du tir.