Le procès s’annonce assez long, vu le nombre de faits et d’intervenants

MONS Cela fait maintenant des années que les Bastien (père et fils) sèment la terreur sur Mons et Hyon.

Un procès d’ampleur s’est ouvert ce lundi devant la 3e chambre du tribunal correctionnel de Mons. Y comparaissent une bonne vingtaine de détenus dont Johnny Junior et son père, les deux seuls prévenus détenus.

Les mesures de sécurité déployées à l’ancienne cour d’Assises, rue de Nimy, sont conséquentes. Trois volets scinderont ce procès d’ampleur : l’un initié en 2008 concerne des infractions de législation aux stupéfiants mais également de rébellion, d’outrage et de harcèlement. Le second, initié en 2010, évoque des faits de tentative de meurtre, de harcèlement et des menaces des Bastien à l’encontre de privés ou d’autres familles.

Enfin, le troisième date lui aussi de 2010. On y traite de faits d’incendie et d’extorsion mais également de marchands de sommeil.

Une bonne vingtaine de personnes se sont constituées partie civile. Parmi celles-ci, les gérants du Coloma, établissement situé sur la place d’Hyon. Anne, la patronne, a même fait une dépression suite aux agissements des deux Johnny.

“Mon mari et moi avons repris le café en janvier 2010, se souvient-elle. Johnny père nous avait proposé d’assurer la sécurité du café contre 250 euros par mois. Nous avons refusé. Trois mois après l’ouverture, cela a commencé. Ils nous proféraient des menaces, brisaient nos vitres. Le fils m’a même jeté un cendrier dans la figure. Il a aussi frappé ma fille. Les derniers faits sont les coups de feu en direction de notre café lors de la ducasse en août dernier”.

L’ouverture du procès ayant pourtant duré toute la matinée n’aura servi qu’à répertorier les différents intervenants. L’instruction d’audience aura lieu ce mercredi. La présidente n’a pas donné plus de précision quant à l’agenda du procès qui pourrait être perturbé par les vacances judiciaires.

Vu le nombre d’heures de plaidoiries annoncées (18h), un minimum de six audiences est prévu.



© La Dernière Heure 2012