La vitesse excessive reste une problématique difficile à gérer pour les autorités communales. Persuadés que l’installation de radars préventifs à l’entrée des villages, au bord de longues lignes droites favorables à la vitesse, permettrait de faire ralentir certains automobilistes, les conseillers du groupe d’opposition Alternative Citoyenne ont formulé une proposition en ce sens devant le conseil communal.

Mais c’est un non que ceux-ci ont essuyé de la part de la majorité. "La vitesse est une préoccupation pour beaucoup de citoyens, ils s’y montrent de plus en plus sensibles et réclament des solutions", souligne Éric Auquière, conseiller du groupe AC. "Les panneaux agglomération ne suffisent pas toujours à attirer l’attention des usagers. Certaines études montrent pourtant que l’installation de radars préventifs peut inciter les plus distraits à lever le pied, même s’ils n’auront pas d’impact sur les vrais chauffards."

La volonté d’apaiser les craintes des citoyens, notamment dans les villages, a guidé l’action des conseillers. "Nous avions bon espoir que cela passe mais la majorité nous a servi une série de prétextes pour refuser la proposition", regrette Éric Auquière. "Notamment que ce genre d’échanges devait avoir lieu au sein de l’observatoire de la sécurité routière. Je suis conseiller communal et je juge que c’est une discussion qui peut avoir lieu au conseil."

Et de poursuivre : "On nous dit que l’investissement est du ressort de la zone de police. Ici nous parlons d’un investissement communal, d’un montant de 20 à 30 000 euros pour l’acquisition d’une dizaine de dispositifs. La commune a bien investi 500 000 euros pour des caméras. Enfin, les endroits que nous avons ciblé dans notre proposition, par exemple la rue des Masnuy, sont des lieux connus pour être problématiques et sont déjà identifiés par la police."

De son côté, la bourgmestre, Jacqueline Galant (LB) rappelle la mise en place de l’observatoire de la sécurité routière. "La proposition de l’opposition ignore totalement l’existence et les citoyens impliqués dans l’observatoire. Qui plus est, la pose de ce type de radar se fait selon certaines conditions et toujours en concertation avec la zone de police. S’il est vrai que ce type de dispositif peut influencer le comportement des usagers, il convient en effet de placer celui-ci en amont des endroits où les vitesses sont les plus excessives."

La bourgmestre rappelle encore "qu’un accord a été conclu entre le collège de police et les 6 communes de la zone. C’est le collège de police qui achète et qui répartit entre les communes. Ainsi, Jurbise a reçu trois radars préventifs en 2017. J’invite donc l’opposition à discuter de ce genre de points au sein de la Commission de la Bourgmestre mais aussi lors d’une prochaine réunion de l’Observatoire de la sécurité, ce qui permettra à un ensemble de personnes référentes de prendre part au débat." À ce jour, le sujet est cependant clos.