"Les enfants et les parents sont très bien intégrés à Jurbise," insiste la députée-bourgmestre Jacqueline Galant

La famille Diallo est arrivée en Belgique en 2013. Depuis, elle introduit demandes d’asile sur demandes d’asile. La dernière en date a été rejetée et Fedasil ne financera plus l’hébergement dans une maison du CPAS de Jurbise. En d’autres termes, les Diallo doivent quitter les lieux pour le 29 octobre et se retrouveront à la rue si aucune solution n’est proposée. Jurbise est sous le choc et tente de se mobiliser pour contrer l’avis d’expulsion.

“Ils ont dû quitter la Guinée suites aux représailles et menaces de mort, du fait de l’implication de leur papa (pédiatre émérite) dans le parti d’opposition au gouvernement en place,” explique le collectif créé sur les réseaux sociaux. Abdoulaye est le seul des trois garçons à être né sur le sol africain. La famille s’est ensuite agrandie avec Alpha (âgé de cinq ans) et Hussein (âgé de deux ans). “Ces deux derniers ne connaissent que la Belgique. Nous entrerons dès le 1er novembre sous l’application de la “trêve hivernale”. Trêve pour les locataires de logements sociaux qui commence à cette date butoir”, rappelle le collectif.

La députée-bourgmestre, Jacqueline Galant a également été sollicitée. “J’ai été informée du non-aboutissement de la procédure de demande d’asile de la famille Diallo. La famille vit à Jurbise depuis plusieurs années. Les enfants et les parents sont très bien intégrés,” indique-t-elle. “Le CPAS est bien informé de la situation. Un ultime recours va être introduit par l’avocat de la famille. Si la procédure échoue, ils devront se rendre dans le centre ouvert de Jodoigne. Les services du CPAS sont à leurs côtés et le maximum est mis en œuvre pour les aider.”

A Jurbise, les citoyens et même l’école d’Erbisoeul où sont scolarisés les enfants se mobilisent. Une pétition a même été envoyée à l’Office des Étrangers afin de témoigner de l’intégration des enfants, relève la RTBF. Ce jeudi, l’avocat de la famille introduira une dernière demande d’asile, au nom des enfants cette fois pour tenter, à tout le moins, de suspendre la procédure d’expulsion. Un compte à rebours stressant a commencé pour aider cette famille venue de Guinée.