En examinant les comptes de la Fondation Mons 2025 qui étaient soumis au conseil communal, Georges-Louis Bouchez s'est inquiété pour l'avenir de cet acteur culturel important dans la Cité du Doudou.

"Manifestement, la fondation porte mal son nom", estime le chef de Mons en Mieux. "Quand on regarde ses comptes en effet, on remarque que ses réserves financières vont lui permettre de tenir jusqu'en 2022. Par ailleurs, le fait d'avoir un agent communal à la tête de cette fondation pose question sur la nature de la relation tripartite qui unit la Ville, la Fondation et Mars. La Fondation va-t-elle devoir arrêter ses activités après la biennale de 2021?"

Pour le bourgmestre Nicolas Martin, le rôle de la Fondation a tout son sens. "La Fondation a permis de tisser des liens importants avec le secteur associatif, notamment dans le cadre du Grand Huit", rappelle le bourgmestre. "Elle est l'héritière de Mons 2015 et notre souhait est qu'elle puisse continuer à exister. Ses missions très précises ont été redéfinies à travers une note stratégique soumise au conseil d'administration de la Fondation. Et un administrateur MR a d'ailleurs souligné la qualité du travail fourni par la directrice."

Mais pour poursuivre ses missions à bien, la Fondation devra compter sur une aide financière de la Fédération Wallonie-Bruxelles. "En 2018, nous avons déjà eu un subside pour que la Fondation puisse continuer jusqu'à maintenant", poursuit Nicolas Martin. "Nous avons refait une demande de financement complémentaire à ce que la Ville a déjà injecté. De notre côté en effet, nous aurions pu saupoudrer l'argent pour permettre à la Fondation de tenir jusqu'en 2025. Mais nous avons fait le choix d'appuyer des actions ciblées avec de vraies retombées sur le terrain, y compris dans le Grand Mons. Si bien qu'un subside de la Fédération Wallonie-Bruxelles est nécessaire pour continuer. Nous en avons fait la demande à la ministre de la Culture, Bénédicte Linard, lorsqu'elle est venue à Mons. Elle avait été favorablement impressionnée par le travail de terrain effectué par tous nos acteurs culturels."