Mons

Le projet devra permettre de chauffer l'hôpital Ambroise-Paré. Voire plus…

Profiter d'une immense nappe d'eau chaude logée à 2.500 mètres de profondeur pour alimenter en énergie le CHU Ambroise-Paré, c'est l'objectif annoncé par l'intercommunale IDEA. Une nouvelle étape est franchie vers la concrétisation de cette ambitieuse installation. Une demande de permis a été introduite auprès de l'administration wallonne.

La construction du doublet de puits nécessite en effet une modification de voirie, mais aussi une dérogation au plan de secteur. La zone où les puits seront forés se trouvant être une zone verte. Le fonctionnaire délégué et le fonctionnaire technique de la Région wallonne statueront sur cette demande de permis unique. En attendant, une enquête publique sera ouverte à partir du 26 août et jusqu'au 25 septembre. Le dossier peut être consulté au Service Environnement de la Ville de Mons. Les observations peuvent quant à elles être envoyées par courrier à l'administration communale ou par courriel à l'adresse environnement@ville.mons.be.

En février, des camions avaient sillonné le territoire de Mons et ses environs pour envoyer des ondes sismiques destinées à dessiner avec précision les contours de cette nappe d'eau chaude. Les communes de Saint-Ghislain et Baudour en profitent déjà, de même que le zoning Geothermia. Mons s'apprête à y plonger un peu plus avec cette nouvelle installation. Si tout se passe bien, le puits devrait commencer à être creusé au printemps 2020. La construction de la centrale géothermique sera alors lancée un an plus tard pour une mise en fonction prévue mi-2023.

L'hôpital Ambroise-Paré figure déjà parmi les futurs bénéficiaires de cette nouvelle source d'énergie qui devrait lui permettre d'épargner 3.500 tonnes de CO2 chaque année. Mais d'autres grandes infrastructures publiques pourraient également en profiter. On pense notamment aux écoles.