Il estime, sur base d’une circulaire wallonne, qu’il n’avait pas besoin de l’aval du collège

"Faites ce que je dis, pas ce que je fais", c’est en substance la contradiction dans le chef de l’ex-échevin montois, Georges-Louis Bouchez (MR), que le bourgmestre, Elio Di Rupo (PS) a dévoilé en séance publique. Alors que des bancs de l’opposition, le chef de file exposait sa motion quant à l’anonymisation des communications de la ville de Mons, le bourgmestre a sorti une brochure datant de l’ère passée où PS et MR étaient ensemble en majorité.

Une demi-page, illustrée par la photo de Georges-Louis Bouchez, où ce dernier expose les missions de la cellule emploi de la ville de Mons ainsi que l’Agence locale de l’emploi (ALE). La présence des deux structures était d’ailleurs négociée dans un package pour que la ville et l’ALE soient présentes au Salon de l’emploi Talentum organisé à Mons.

Le montant de ce package s’élevait à près de 10.000 euros dont la facture a été divisée en deux, 50 % à charge du conseil d’administration de l’ALE et 50 % à charge de la ville de Mons. Le hic ? "Il n’y a eu aucune décision de collège allant dans ce sens", nous précise Marc Darville (PS), échevin de l’emploi. "Nous recevons désormais des factures en vue de régler ces dépenses de campagne. D’autant plus que le collège avait déjà pris ultérieurement la décision de ne pas participer à ce Salon. Tout ceci n’est pas très éthique de sa part."

L’absence de décision de majorité sur ce point est démentie par Georges-Louis Bouchez qui se base sur une circulaire de la Région wallonne stipulant qu’en dessous de 6.500 euros, il n’avait pas besoin de l’aval du collège de l’époque pour s’engager, en tant qu’échevin de l’emploi et avec l’accord du CA de l’ALE, dans le Salon.

La majorité PS/cdH, elle fait référence à une note de service datant de septembre 2012. Cette dernière relative aux petites dépenses d’investissement, dont nous avons eu copie, stipule que "toute acquisition relevant d’une dépense d’investissement devra faire l’objet d’un rapport au collège communal. Toutefois, les acquisitions inférieures à 250 € HTVA pourront déroger à ce principe et être effectuées au moyen d’un bon de commande simple."

Cette controverse est un peu la lutte du pot de terre contre le pot de fer. L a demande d’anonymisation des communications de la ville désormais sollicitée par le conseiller Bouchez (et avant lui par l’actuelle échevine humaniste, Savine Moucheron) suscitera encore son lot de critiques. La majorité PS/cdH a refusé de supprimer photos et noms des élus dans les communications de la ville.