Le conseil provincial du Hainaut s'est penché sur le futur de l'hippodrome de Wallonie à Ghlin, après la décision, en décembre 2020, du gouvernement wallon de vendre sa participation (75,5 %). Pour les instances hainuyères, les filières d'enseignement des métiers du cheval au sein de l'hippodrome doivent rester un fleuron essentiel. 

L'annonce par la Wallonie de la vente de ses parts dans l'hippodrome de Ghlin continue à préoccuper les autorités provinciales du Hainaut. La province détient certes des parts dans l'hippodrome de Wallonie, mais elle y organise surtout un enseignement de plein exercice et de promotion sociale relatif aux métiers du cheval.

Le député provincial Pascal Lafosse a regretté le manque de concertation dont fait preuve le Gouvernement wallon "dans ce dossier hautement stratégique" pour le Hainaut. "Les chiffres montrent que la valeur économique de l'hippodrome est assurée", a expliqué mardi Pascal Lafosse. "Mais la dimension pédagogique est tout aussi importante: les deux écoles liées aux métiers hippiques, le Centre provincial des Métiers du Cheval et l'Ecole de Maréchalerie de la Fédération Wallonie-Bruxelles, sont reconnues pour l'excellence de leur enseignement et les nombreux débouchés sur le plan professionnel qu'offrent leurs formations. Chaque année, pas moins d'une centaine d'élèves sortent de ces deux écoles avec, très souvent, un emploi à la clef."

Les instances provinciales du Hainaut se veulent particulièrement attentives à la pérennisation des missions d'intérêt général de l'hippodrome de Wallonie qui craignent "que ce fleuron passe dans le privé".