Mons Une interpellation citoyenne est prévue pour faire de Braine une commune hospitalière

Faire adhérer Braine-le-Comte au réseau des communes hospitalières ? C’est l’idée de quelques Brainois. Ils veulent que leur ville soit un endroit où "les migrants sont des citoyens comme les autres".

Une vingtaine de communes ont déjà franchi le pas, dont Mons, La Louvière et Écaussinnes. Des actions sont en cours dans de nombreuses autres entités.

Concrètement, une commune hospitalière doit relever trois engagements. Tout d’abord, sensibiliser la population sur les migrations et l’accueil de l’autre. Ensuite, améliorer l’accueil et le séjour des migrants dans le respect des droits humains. Enfin, montrer sa solidarité envers les communes européennes et les pays confrontés à un accueil de nombreux migrants.

Le conseil communal du 12 mars fera donc l’objet d’une interpellation citoyenne à Braine. Un porte-parole du réseau brainois demandera aux élus de mettre sur pied un groupe de travail en vue d’élaborer une motion Commune hospitalière. "Ce groupe réunirait les personnes ressources de l’administration communale, des représentantes et représentants des partis politiques, un ou plusieurs membres du collège compétents en la matière et des citoyens impliqués dans le projet Communes hospitalières ", indique le texte de l’interpellation que nous avons pu consulter.

Braine-le-Comte ne part pas de rien, reconnaît le groupe citoyens qui cite plusieurs exemples comme le Plan de Cohésion sociale, l’ASBL 6 Beaufort ou encore des projets citoyens comme la plateforme d’hébergement pour réfugiés. Suffisant ? "Des citoyens sensibilisés, informés et impliqués relèvent, d’une manière générale, le manque criant d’information dans plusieurs domaines", pointe le texte de l’interpellation. "Par exemple sur le parcours d’intégration et sur les lieux qui le dispensent."

C’est donc pour aller plus loin encore que ces citoyens souhaitent faire adhérer Braine au réseau des communes hospitalières. Sujet délicat pour les libéraux de la majorité. Lors du dernier conseil communal, Ecolo avait déposé un projet de motion contre les visites domiciliaires. Le MR de Braine avait rejeté le texte. Même si le réseau des communes hospitalières ne constitue pas une attaque aussi frontale, c’est bien de la politique d’asile menée par Théo Francken dont il est toujours question sur le fond.