Vous aimez tondre votre gazon comme un billard et tirez vos parterres à quatre épingles ? Ringards ! Dans la hype du développement durable, l’UMons lance la révolution des mains vertes avec son "Jardin Punk Challenge". L’idée ? Laisser faire mère Nature, ce qui après des siècles de domination de l’homme sur son environnement, peut en effet paraitre comme un acte particulièrement rebelle.

Après une première édition l’été dernier, l’université montoise remet ça et lance le défi en cinq étapes. Pour les premières, l’effort demandé n’est pas insurmontable. "On ne fait rien et on laisse la nature s’exprimer librement. En gros, on arrête de s’exciter avec cisailles, sarcloir et autre serpette !", invite l’UMons.

Du même acabit, l’étape 2 propose d’admirer les orties, les pissenlits, les coquelicots et la reproduction des plantes sauvages telles que l’ail des ours ou même les carottes. Lors de la troisième étape, on récolte donc les fruits de son oisiveté et "on observe le retour des pollinisateurs, des coccinelles et des gendarmes dans ce petit coin de jardin laissé volontairement sans entretien."

Les quatrième et cinquième étapes demandent un peu plus de travail, mais rien de titanesque. L’UMons propose en effet de photographier les jardins rebelles avant, pendant et après pour envoyer une sélection de clichés sur la page Facebook ou le compte Instagram de l’université, le tout affublé d’un #jardinpunkchallenge2021.

Évidemment, les jardiniers, jeunes ou moins jeunes, élevés dans le culte du travail et les conseils attentionnés de Luc Noël pourraient rester perplexes devant les invitations au farniente de l’UMons.

Aussi, pour prouver le bien-fondé de sa punk attitude, l’université organise ce mardi 18 mai une table ronde qui sera diffusée en direct sur YouTube, covid oblige. Ingénieur agronome, spécialiste des vers de terre et autre biologiste expliqueront pourquoi ce Jardin Punk Challenge n’est pas aussi fou qu’il n’en a l’air et comment aider la nature à reprendre ses droits.