La nouvelle gare de Mons devait être terminée pour 2015, elle le sera en 2023. Le budget initial était estimé à 37 millions d'euros, il est finalement passé à 324 millions d'euros. Pourquoi et comment le projet a pris une telle tournure? La Cour des Comptes est désormais chargée de faire la lumière.

La Chambre a en effet validé hier la demande d'enquête. Sans surprise. Nous vous rapportions le mois dernier que la proposition de résolution d'Ecolo-Groen demandant un examen du dossier par la Cour des Comptes avait été approuvée à l'unanimité en Commission de la Mobilité du Parlement fédéral. Sauf coup de théâtre, le vote en séance plénière relevait donc d'une formalité. Une formalité tout de même incontournable dans la procédure. Mais elle a été remplie sans encombre. La balle est maintenant à la Cour des Comptes.

Pour les Verts qui ont déposé la résolution, il est important qu'un organisme neutre et non politique puisse examiner ce dossier. Il s'agit de comprendre les écarts importants entre les estimations de départ et les budgets finaux. Mais aussi de vérifier la mise en œuvre des marchés publics à chaque étape du projet.

Au-delà du dossier montois, Ecolo souhaite que l'on tire des enseignements de cette affaire. Car le chantier de la gare de Mons n'est pas le seul où les budgets ont explosé. Or, comme nous le confiait le député Nicolas Parent, l'un des auteurs de la résolution, la SNCB et Infrabel sont confrontés à des enjeux importants en matière de mobilité. Il estime donc que chaque euro investi doit l'être correctement.